mardi, 02 février 2010
Remembrance (et fin du facebook)
Dans le petit port de Cassis très visité l'été, il y a un homme qui se promène toujours de blanc vêtu (ils ne sont pas rares) celui-là est poète. En plein centre et lorsque vous remontez de l'unique plage se trouve son échoppe d'angle consacrée entièrement à sa poésie sienne, par les vieux quartiers on trouve même un magasin qui renvoie à cette nouvelle adresse, du moins l'ai-je constaté en ce pénultième été. Cela était absolument impayable. 600 poèmes au choix. Sans nul doute un roi pour les cocus.
Publié dans Ca s'est passé
jeudi, 07 janvier 2010
Bluette de grand-mère(écœurement(lazzi))
Ce que dit laconiquement le tenancier tandis qu'elle nous sert de son vin d'étagère c'est qu'il faut la chanteuse bientôt remercier : contrôle sanitaire et dressement judiciaire, la crise financière a raison des desserts. Mais elle ne voit pas que d'elle on en sait long, sa venue au palais en femme du patron par cet incongru glaive emmanché sur grand-mère - contrebassiste et cadet de ses musiciens qui ramassera la clé sous la porte close. Sera-ce fini de concert et cette glose... Hélène voudrait faire l'école hôtelière cependant que l'on s'invite à Saint-Valentin, promis la der des der nous serons ses quinquins.
Publié dans Récursif gigogne factoriel matriochka
dimanche, 03 janvier 2010
La partie de chasse II
j'aimai tant la glaciale
beauté croupie des lacs
geôle diaphane ou laque
de gibier provincial
maintenant Nathalie
votre face poudrée
introduit de vos grés
un bel hymne à nos lies
car sous vos traits altiers
je mets sans qu'il dérange
ma bouche sur la fange
équitant peu entier
remettons ma chanson
aux sommets des grand-croix
que ce faisant si froids
ne dit-on panthéon

l'hallali du cerf (Courbet 1867)
Publié dans 11. Rythme et dominique et politique
jeudi, 31 décembre 2009
homme au logis (sans reproche)
j'ai marre !
à faire la poésie dis
je dis que
j'ai marre
alors je fais le tambour
pis quand j'ai assez balayé
(mon tambour à pédale est rétro)
je remets la poésie
mais là ça vire au marre de marre
et je regarde par la peinture
lourdaud qui prends mon ballet
j'ai paressé rien n'a avancé assez
mon amour je rétropédale
mes filles regardent la télévision
j'ai pas dressé rien n'a assez avancé
or dînatoire
j'y fais du bidon et des répétitions
dans les relations d'approbation
mais c'est pas possible que je voudrais écrire un balai
rêve oyons
ou faire une pièce aux tambours tremblante
dès qu'on y est la musique de la chambre
voilà du poisson nature aux yeux gros qu'est
mort
qu'enfin je vais mitonner
Publié dans Moment's notice, Récursif gigogne factoriel matriochka
mercredi, 23 décembre 2009
Petite fleur
Je ne t'ai pas chantée encor, tu ne m'es pas étrangère autant que la première Vénus
et tu es reconnaissante alors dans mes pas quand jamais je n'ai vu cet amour en nos us.
Publié dans 1. Rythme et poésie


