dimanche, 03 mai 2009
Françoise et Sylvie
Je suis née au début de la moitiè du siècle dernier, dans un bourg de touraine. J'ai fait dans ma vie la rencontre d'une femme qui en bouleversa le cours, avec elle nous sommes entrées dans les annales criminologiques. Mais cette femme dont j'ai fusionné le destin au mien, ne m'était pas inconnue. Françoise est une amie d'enfance. Plus j'ai vielli, plus la voir m'était insupportable, elle était ce que je devais être. Je ne sais pas ce qu'est le bonheur, ne ris pas lecteur, j'y suis inepte. J'ai vécu une vie de merde, en contractant une poliomiélyte à mon jeune âge. La polio est parfois une maladie oro-fécale. Je suis blonde. A mon procès j'avais presque l'air aimable d'après les jurés, je m'étais mise comme savait si bien le faire Françoise ou d'autres femmes, on aurait pu me désirer. Dans ma jeunesse à l'école on s'est si bien moqué de moi que j'en claudique encore, j'ai ravalé tant de frustrations. Papa ne m'aimait pas, maman était embarassée d'avoir une fillette paralytique à s'occuper. L'année de mon crime, le jour de l'anniversaire de mon fils, j'ai demandé à maman qu'elle me donne les ustensiles à boucherie de papa. C'est aussi mon fils qui m'a aidé à porter le sac le plus lourd jusqu'à ma voiture en bas de l'immeuble. Mon fils encore était avec moi lorsque j'ai jeté sur les berges ensablées de la Loire les restes calcinés du crâne de Françoise. J'innocentais mon fils en ces instants, par la même occasion j'osais faire ce que papa n'avait pas su faire de moi, avec ses propres outils, comme ses mains. C'est l'homme que j'innocente et lui que je venge, l'homme que j'adule, l'homme en général dont je dois avoir besoin sans arriver jamais à assouvir mes besoins... Oh cette salope de Françoise.
Je l'ai attirée chez moi sans mal car je vous l'ai dit, elle a été témoin de mon enfance morne, je lui ai fait boire des sédatifs puis je l'ai couchée et dévêtue dans mon lit en plein midi avant que mon fils revienne de l'école. Je l'ai vidée de son sang dans ma baignoire après avoir appuyé sur sa tête et lui avoir coupé les veines à l'aide d'un scalpel volé à mon travail, toutes choses apprises dans les affaires criminelles dont je me suis passionnée parfois, comme de savoir par exemple qu'on identifie un corps avec les dents la plupart du temps. Mon mariage a été un échec, j'ai découvert que mon mari m'a faite cocue quelques années avant mon crime, je lui ai fait coucou aussi pour toujours et j'ai ruminé un peu mais il était si falot... J'ai arraché les dents en or de Françoise avant de la décoller, la prise étant plus facile et son intégrité intacte. Et chaude encore. Les vrais dents je les ai jetées dans le cabinet des toilettes, je les ai toutes arrachées. J'ai d'abord coupé la tête. Cela m'était si difficile qu'à ce moment j'ai été chez ma mère pour préparer l'anniversaire de mon fils et prendre le couteau et le hachoir de papa, vers 16h. C'était un lundi. Le soir, nous fêtons l'anniversaire et tout le monde s'en va coucher. Sauf moi. Je récupère feue Françoise que j'ai enroulé dans des couvertures sur mon balcon, elle est si blanche et propre, édentée, vidée de sang. A califourchon sur ce qui ne sera bientôt plus qu'un tronc je la décapite au couteau et au hachoir, ensuite je commence par ôter les bras en m'interrogeant sur ma méthode, ce qui fera dire lors de mon procès que je ne me suis pas trompée - j'ai vu souvent papa faire. En la chevauchant pour lui couper les jambes je suis au contact de ses seins que j'écrase de mon lourd fessier, cela me plaît fortement je ressens des choses jamais éprouvées et que j'ai senti après. Deux soirs encore je me livrerai à cette découpe.
Disons finalement que je suis obsédée par la nécessité de faire disparaître sa tête, c'est une si petite chose maintenant. Je tente de la détruire au marteau, de mettre en miette la boîte crânienne mais rien n'y fait, je ne parviens pas, on ne peut pas s'imaginer la solidité d'un crâne. Finalement le dernier soir, n'y tenant plus je préchauffe mon four au feu maximal et y enfourne la tête sur le plateau lèchefrite, puis je vais me coucher. Elle cuira toute la nuit. Mon fils à côté dort. Moi aussi, très bien encore. Dans ma salle de bain j'ai traversé le miroir, c'est moi que je voyais en elle, c'est une part de moi-même que j'ai tué et depuis ces jours funestes jamais plus je n'ai rêvé de cette garce. J'ai acheté des sacs poubelles pour y mettre les morceaux de Françoise, j'ai déposé en fin de matinée les deux premiers sacs sur le parking de l'hôpital dans lequel je travaillais en tant qu'aide-soignante, cela fit un cliché de police extraordinaire. Ci-gît ensoleillée, une partie de Françoise (sans tronc ni tête) en deux sacs bleus clairs, à l'avant d'une immaculée 2CV blanche. Affublée de ses deux couilles bleues, la 2CV restera dans l'histoire de la criminologie française. Le tronc bien trop lourd est déposé avec l'aide de mon fils innocent derrière un autre magasin. La tête est ensablée dans la Loire. Depuis, dans les geôles j'arrive enfin à dormir et à jouir. Il n'y a pas deux filles en moi.
12:41 Publié dans Le trompettiste meurt jeune | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature
dimanche, 05 avril 2009
Similitudes
13:11 Publié dans Moment's notice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 26 mars 2009
Uranus et barbus (islamic schizophrenia)
Uranus a traversé la France à l'arrière d'une petite voiture aux côtés de ma fille. C'est dire sa patience, car elle a les jambes plutôt fortes et longues pour une chevale. Nous voici à Maubeuge.
- La Sambre ne m'amuse guère.
- C'est vrai.
- Et tout ce chemin sur cette satanée autostrade, vous rendez-vous compte du mal que vous me faites ?
c'est la route d'un permanent monde déhiscent et que vous traversez somnolent à grande vitesse. Jamais rien ne passe plus du côté droit au côté gauche.
- Nous nous sommes arrêtés plusieurs fois, si je ne m'abuse.
- Ha Ha !
- Ne soyons pas badins, le beau-père Fatmi est peut-être hémiplégique des suites de l'attaque cérébral.
C'est ici que mon épouse s'énerve au vilain prétexte de notre retard pour l'hôpital.
Maubeuge, le grand-hôtel.
Magnanime et rassérénée dès le lendemain par la santé de son père, elle tiendra à nous montrer les lieux de son enfance.
Haumont, les traces d'une tornade dont le courroux semble s'être acharné sur son ancien collège, la vue en est estomaquante et tragi-comique.
Neuf-Mesnil.
Louvroil, la mosquée en construction, non moins tragique échec des intégrations.
Maubeuge Automobile Désert.
22:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
Chut de chevale
Paul se souvient qu'à la sortie de la manière espagnole d'Orsay (il y a longtemps), chut comme un collant de sa future épouse, il croisa deux inconnues qui cherchaient la rue des petites vertus - lui que sa femme attendait de dédain dans la rue des mauvais garçons. Il n'a pas été con de ne pas avoir accepté. Accepté quoi ? il frôla certainement la grande folie et sans nul doute le double et triple meurtre, en cet instant où le hasard le provoquait.
22:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 30 janvier 2009
En selle
Je me donne dix minutes pour écrire.
Restent trois.
J'ai lu un réglement de tremplin pour musiciens amateurs.
Ouvert le myspace, fermé le foutu facebook. Regardé le compteur de ce blog. Surprenant...
J'ai pensé auparavant au matin où j'ai pensé sérieusement n'avoir jamais mieux et tant aimé que moi.
Quelle honte !
Les banques et les religions ont fermé.
Tiens je viens de trouver :
Rémi, Aldo R.
Reste une minute.
J'ai commencé un unique fichier texte depuis la création de ce blog,
J'y remets tout.
Top.
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Ok.
A demain alors,
Bonne nuit gros machin.
01:00 Publié dans Moment's notice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature




