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drums abstract - Page 3

  • Chut de chevale

    Paul se souvient qu'à la sortie de la manière espagnole d'Orsay (il y a longtemps), chut comme un collant de sa future épouse, il croisa deux inconnues qui cherchaient la rue des petites vertus - lui que sa femme attendait de dédain dans la rue des mauvais garçons. Il n'a pas été con de ne pas avoir accepté. Accepté quoi ? il frôla certainement la grande folie et sans nul doute le double et triple meurtre, en cet instant où le hasard le provoquait.

  • En selle

    Je me donne dix minutes pour écrire.
    Restent     trois.
    J'ai lu un réglement de tremplin pour musiciens amateurs.
    Ouvert le myspace, fermé le foutu facebook. Regardé le compteur de ce blog. Surprenant...
    J'ai pensé auparavant au matin où   j'ai pensé sérieusement n'avoir jamais mieux et tant aimé que moi.
    Quelle honte !
    Les banques et les religions ont fermé.
    Tiens    je viens de trouver :
    Rémi, Aldo R.
    Reste une minute.
    J'ai commencé un unique fichier    texte depuis la création de ce blog,
    J'y remets tout.
    Top.
    "Site en maintenance.Please retry later"
    Ok.
    A demain alors,
    Bonne nuit   gros machin.

  • Jimmy Gourley/René Thomas/Sacha Distel & Jimmy Raney

    Mort de Jimmy Gourley, à voir sur l'indispensable blog Jazz Chroniques et coups de cœur. L'extrait sonore est splendide (EDDY LOUISS: Orgue/JIMMY GOURLEY: Guitare/KENNY CLARKE: Batterie)... Et la photo !

  • Araignée Chardonnay

    Araignée Chardonnay
    pensait qu'il y avait des mets
    qui ne se mangeaient
    devant personne ;
    comme sexe faible
    - De gravité, lui fit observer son homme
    C'est l'âge où l'amour tombe comme une pomme.

  • Uranus et uranien

    Episode

    u - Dites l'uranien, dormez-vous ?

    - Non

    u - URANIEN, TOUT UNIMENT ALUNISSONS

    Ce qui passa alors dans le silence pour galimatias résonnait fort dans mon esprit. Elle avait tort, je n'en étais pas, cela n'était pas. Nous sommes au restaurant, j'ai insisté pour que nous vinssions manger dans le désordre une cuisse de canard, une terrine de lapin, un plateau de fromages et boire le touraine. Je sais aussi qu'il y a de jeunes américains qui se foutent de nous et des odeurs, qui ne tiennent pas le vin et se font appeler un taxi.

  • Pain-de-pourceau

    Je broderais bien un poème
    seulement par soucis d'hygiène
    et pour cause. SCes cyclamens
    que la voisine nous amène
    avant de partir la semaine
    faire la vierge belle parisienne
    ne soigneront pas la migraine,
    me sont romantiques et saignent
    (bues avec le vin) les anciennes.

  • Zéro de rentrée

    Je passe en auto devant le lycée, les élèves ont l'air de vieux, les nanas ne cherchent même plus à jouer les vieilles. Cela provient sans doute de la synchronisation vestimentaire imposée et de la météorologie calamiteuse de ce matin. Hors maintenant il fait beau. Les mines soucieusent ne collent pas avec l'horaire de sortie, que se passe-t-il ? Je cherche du coin de l'œil un professeur pour vérifier ce que je craignais, voilà un petit, tout guilleret avec un sac en bandoulière... Et je me rappelle ce que disait Gracq; grosso modo : en bas il y avait les sixièmes plein d'énergie et en haut les term; des grand-pères à côté. Je dis ça car j'avais mon bébé dans le rétro. Et Vigo. D'ailleurs et ça n'a rien à voir, j'ai pensé à lui en lisant et relisant, "les jours et les nuits" et en comptant deux fois le mot "cinématographe" ce qui pour l'époque et pour la tendance autobiographique est un message assez clair.

  • Moi, la fille de bon vit (se veut d'inspiration jarryque mais d'un jarrysme méconnu)

    J'ai de petits seins que les hommes n'évaluent, tant et bien qu'ils regardassent toujours mon cul. Mais mes tétons sont le donjon d'horizons où je suis poétesse et d'où coule ma vue dévolue sur    l'un. Sa langue est l'orvet qui bruisse et la fouisseuse...

    - Quelle barbe, je suis sec et seul déjà en à peine trois lignes.

    "SINGULUM : Sans avoir m'a laissié tout sengle (Rutebeuf)." Note de bdp, p.8 de l'édition originale (que je fais croire avoir).

  • "Qu'a vist Paris e noun Cassis a ren vist"

    Ô notre petit Paris
    Tes pigeons cendrés surprennent
    Sur ton pavage un vernis
    Enduit marbres et fontaines

    Pastis couleur de ce glacis
    Marée niet Saint-Ex marégraphe
    Dans le fond de cale est Cassis
    Où Cap au nez je bois carafes

    À Cassis sommes assis
    Terrassiers et par centaines
    Seul debout Frédéric dit
    Mistral je n'ai pas de haine

  • La petite

    unhobo.JPG

     


    ah obo ! (un oiseau)
    a hobo ! (une mouche)

  • Solution aux seins de potières

    Ne me touchez plus mon vilain
    Voyez combien brûle un tétin
    (J'y touche moi-même pendants ceux-ci)
    Foutez-y maintenant ce vit

  • Waltz with Bachir

    Jour de soldes dans une grande enseigne commerciale samedi dernier, j'ai trouvé un disque de Solomon Ilori datant de 1963 dans lequel une réédition récente chez Blue Note a ajouté le quintet de D.Byrd/H.Laws/C.Perkinson/B.Cranshaw/E.Jones impliqué dans le projet d'Ilori. Cela m'a coûté trois euros cinquante. De Solomon j'ai écouté Follow me to Africa un intéressant mélange de flûte et de tambours africains. À cette écoute me revient alors à l'esprit Le joueur de fifre... et aussi d'avoir connu dans la cavalerie un raciste qui jouait du tambour avec dextérité, il répondait au détonnant patronyme de "Soulémagne". Le tambour vient d'être réintroduit dans les conservatoires nationaux en avril dernier, alors qu'il en avait été exclu en 1815 par la terreur blanche qui interdisait de conservatoire les instruments accusés d'avoir porté la Révolution. Ce soir de même jour, j'allais voir le très beau film de Folman.


    Exergue de l'Histoire de Beyrouth de Samir Kassir (2003) :

    "
    Vous connaissez le Liban ?
    Je secouai la tête.
    - Le soir, le ciel est comme du vin, et les ombres qui tombent sur les terrasses sont nimbées de lumière violette. Au-dessus de votre tête, des plantes grimpantes : des treilles de vigne et d'autres plantes qui ont de grosses fleurs parfumées. Tout est silencieux, chaud et doux : l'atmosphère même dans laquelle les grands mythes sont nés. Et les images que vous voyez par les yeux de l'esprit vous semblent plus réelles que la chaise sur laquelle vous vous asseyez... Je donne dans le lyrique, comme vous pouvez voir.
    " Eric Ambler, L'affaire Deltchev (1952).

    En chapitre liminaire du livre de Kassir on trouve la première partie nommée les yeux de l'esprit.

  • Les temps changent

    Le pianiste Esbjörn Svensson du groupe E.S.T. est mort d'un accident de plongée "dans l’archipel de Stockholm" (Libé. 17/06). A-t-on jamais vu un jazzman mourir d'un accident de plongée ? C'est nouveau, et d'après H. il en ira de plus en plus ainsi... Qu'a-t-elle voulu dire ?

  • Mes mercuriales

    Ô mercredis,
    Jours de poésie   ici
    et place du jazz bis
    repetita   ter
    Brillant corners.
    ligne imaginaire
    rouge Maginot
    vert Greenwich
    bleu Atlantique
    - À tout talus, salut !
     et grand midi.

  • Val-André janvier

    janvier.JPG 

  • Bain naissant de printemps

    je nage nonchalamment
    quelle idée !
    autant arrêter.
    Tout de même j'ai souvent rêvé de nager dessus les récifs
    au moment précis où la marée permet de marcher sur l'eau.
    Ces récifs ne sont pas naturels il s'agit
    d'une vieille digue de pêcheurs
    et dans un temps révolu
    des coquilles Saint-Jacques
    y échouaient avec la marée
    Vénus
    Jésus
    et moi.

    nef.jpg

  • Dernier déménagement

    Deux jardins minimalistes l'un plein sud et l'autre à l'arrière.
    Boucher à deux cent mètres.
    Une cheminée, du gaz de ville.
    Du polychlorure de vinyle,
    mais restent encore au nord quelques croix aux fenêtres, Alfred.
    Du style et de l'âme, datation du temps des yoyos.
    Ecoles, conservatoire, collège, lycée, gare à 20mn à pieds.
    De la pierre et de la solide, de taille, en granit bleu.
    Remarquable faïence dans les toilettes : Vénus peut-être ? lave-main en forme de coquille Saint-Jacques.
    De l'escalier et des niveaux mais éjectables avec les enfants; comdamnables même.
    Couvreur passé hier; a laissé quelques ardoises frustes au fond du jardin.
    J'ai bien étudié la maison que je viens d'acheter en pensant y vieillir.
    Pas du neuf, horreur.
    Un circuit pédestre passe à l'angle, la maison de Louis au bout de la rue.
    Exposition sud. De la belle vue sur le monticule du tertre en suspension sur la vallée qui donne elle sur la mer.
    Rue d'un poète, pas de circulation, ligne de petit bus sur la rue paisible avec au devant un minuscule square et son banc.
    Un garage, mais qu'en faire ? un chargeur de voiture électrique ? une entrée pour le piano ? une chambre ? un salon marocain ?
    Des voisins mitoyens sympathiques et lecteurs, déjà jeunes retraités, très bon signe.
    De la cave, impensable une maison sans cave.

  • L'arrivée au lac

    C'est le calme plat et l'eau stagnante que j'ai atteint à défaut de la sérénité tant convoitée. Les mots trouvés en attendant, et leur singulière proximité me font la nuit l'effet de cadavres remontés à la surface. La nuit. La fin des libidos. C'est incroyable et je n'aurais pas cru cela. C'est un changement climatique. Mon premier. A dire vrai, ma première... Ma première fille me causa cela. Enfants, nous faisions des périples pédestres jusqu'aux lacs de montagne avec nos parents.
    Si loin était alors mon assagissement.

    Libido s'abreuvant au lac des mots (photo).

  • Blog dynamique

    Je descends fumer une cigarette.

  • L'écrivain

    Dans la maison de convalescence un homme qui visite sa mère lui présente ses feuillets pour relecture. Elle acquiesce, elle sourit, elle opine. Il y relate paraît-il (je le tiens de mon père) son enfance passée auprès d'elle. Comme cette vérité là doit être simple et bonne, partagée avec sa propre mère et après tant d'années. Dans cette maison, la mère de son ex-femme y fait aussi séjour, c'est à peine s'ils se disent bonjour et d'ailleurs, ses trois fils ne lui parlent plus depuis des années.

  • Seins de potière

    ne me voyez ce vit ceci)
    touchez combien tenant pendant
    plus mon brûle un moi main- moi-même
    vilain tétin foutez (j'y touche

  • Achat d'échelle

    pourquoi tant le sec me grève
    ne pas écrire me pèse
    et quand le rond stipendie
    jà tout mes pieds j'arrondis
    c'est l'assèchement lacustre
    je m'endette pour des lustres

  • nostradamus bertrand

    Pourquoi les gens se demandent pourquoi leurs journaux sont livrés sous plastique malgré les accords du grenouille de l'environnement ? alors que nostradamus bertrand prend toujours ses photos en hélicoptère et se fait repasser son journal tous les matins comme la reine d'Angleterre, sans compter sa cabane en bois de cèdre imputrescible. Cela fait quand même des millions d'années qu'on l'attendait.

  • Paris ment

    <<VENDU>> est écrit sur la maison que j'aimerais acquérir. Cela me fait penser à cette farce courue après-guerre dans les librairies parisiennes qui portaient les estampilles <<EPUISE>> <<VENDU>> au portrait de Pétain peut-être, mais je ne sais plus car je n'ai pas
    connu l'après-guerre et encore moins de guerres. Mardi dernier, à l'heure de la sieste s'égrenaient <<2000 ans d'histoire>> sur une radio qui ne mentait pas et dont le titre d'émission nous entraîne dans 2000 ans. Quelle valeur auront alors les photographies de propagande nazie ? je ne parle pas des photos en noir et blanc envoyées par les prisonniers (et autres S.T.O) à leur famille, celles que mon père et moi avons interrogées suite au décès récent de sa mère; ces défilés allemands aux monuments parisiens. Il était question sur cette radio de la sexualité des français sous l'Occupation au travers de l'ouvrage de Patrick Buisson : <<1940-1945 : années érotiques>>. L'émission commence très fort avec dans la bouche de Buisson lui-même <<Thanatos ? : la guerre>> et Eros ? ; mais je résume : torture et luxure. Je passe sur mes réminiscences de lectures de Duras et mon amalgame de l'exportation de la torture en Algérie par les torturés eux-mêmes. À cette époque la France compte trois hommes pour cinq femmes, rapport des sexes inégal penserez-vous mais inversé puisqu'en nature les femmes sont en minorité statistique (il faut bien se battre). Les subsides pétainistes alloués aux familles et donc aux femmes (travail - famille - patrie) sont trop maigres au regard d'icelles qui s'en remettent à la prostitution occasionnelle. Le culte allemand du corps et du vainqueur n'arrange rien. Patrick Buisson fait observer que Résistance et pétainisme tenteront de prôner les mêmes vertus morales, hélas et bon sang de bons soirs : nos femmes se prostituent et certains hommes se soumettent par <<reddition du corps>>. Sexualité et homosexualité connaissent alors une période faste (coincés entre les années folles et la fureur de vivre sont les zazous) qu'il n'est pas difficile de saisir en couleur sur les photographies d'André Zucca actuellement exposées à la Bibliothèque Historique de Paris.


    Patrick Buisson - 1940-1945 : années érotiques - Albin Michel.

    Ecouter l'émission de Patrice Gélinet avec des extraits de Suzy Solidor et Abel Bonnard (la gestapette)...
    http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/2000ansdhistoire/index.php?id=66791

    Expo photo A. Zucca
    http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=145&document_type_id=2&document_id=50952&portlet_id=11706

    Lire aussi D.D.T. dans l'Obs de cette semaine.

  • Lee ! elle ?

    Trompette instrument de la fureur
    de vivre axe de cri sirène
    des nuits remède de tubard
    peut-on se maquiller pour le père ?
    m'entend-il ? lui qui aime tant Oum
    quand elle chante me verra-t-il ?
    je vais bien et ne suis pas folle
    dans la tranchée la section
    des trompettes dérouille des douilles
    d'obus dans la fosse
    un tambour (ce connard) joue
    Oum le dauphin sans fin
    dans la rue

  • Rue

    Les cerisiers japonais gorgent maintenant
    Devant les futurs caniveaux ventripotents
    Leur frêle ramage de bourgeons si mignons
    Qu'ils taquinent ce mois mon œil ou ma raison
    Qui écrivit <<L'orthographe est une mandarine>>
    Où s'empilent les pelures jusqu'à l'infime ?

  • Des quartets s'écarteront

    "

    Dans cette tâche contradictoire - rétablir l'ordre en bridant la violence -, ils seront secondés avec une modération énergique par un quatrième littéraire, que le hasard de la carrière a mis à un poste dont il n'a, a priori, guère le profil. Préfet de police, premier flic de Paris, Maurice Grimaud a toujours regretté de n'avoir pas pu entrer à Normale Supérieure, où ses penchants pour la poésie et le roman auraient pu s'épancher sans entraves.
      [... n°3 Christian Fouchet (Intérieur) -  n°2 Alain Peyrefitte (Education) - n°1 Georges Pompidou]
    C'est le grand paradoxe du drame qui commence : les piliers de l'ordre préfèrent de loin la plume à la matraque, le verbe à la grenade. Sans le Général et ses algarades, ils eussent sans doute très vite cédé aux revendications étudiantes. Ils savent aussi que les manifestants ont l'opinion avec eux : la raideur aurait un coût politique fort élevé. Cette combinaison de fermeté dans les directives et de modération dans l'exécution offre aux émeutiers l'ouverture décisive.
     [... Discours de Pompidou le 14 mai à l'Assemblée : ]
     << Je ne vois de précédent dans notre histoire qu'en cette période désespérée que fut le XVème Siècle, où s'effondraient les structures du Moyen Âge et où, déjà, les étudiants se révoltaient en Sorbonne. À ce stade, ce n'est plus, croyez-moi, le gouvernement qui est en cause, ni les institutions, ni même la France. C'est notre civilisation même.>>
     La rhétorique normalienne sur la crise de civilisation a beaucoup d'avantages. Elle pose son auteur en sage et en visionnaire, même si sa conception a quelque chose d'un peu académique. Georges Pompidou est l'auteur de l'anthologie de la poésie française la plus traditionnelle qui soit. Il n'empêche, par ce morceau de bravoure, il se retrouve cent coudées au-dessus du personnel gaulliste, tout occupé de complots rouges et d'agitation anarchiste. Le Premier Ministre voit plus loin que les autres.

    "

    (in Mai68 Une histoire du mouvement, Laurent Joffrin, Points 02/08)

  • La daurade

    Sous la tempe du grain menaçant de s'abattre
    Ce dimanche nous faisons une promenade
    La petite découvre qu'aiment à se battre
    La pluie et le vent qui fondent dans l'algarade

    Y mêlant l'ivresse ma petite danseuse
    Jouera déjà mais au ralenti, des claquettes
    Contre la mère immobile, ma vaguelette
    Fait ses premiers pas dans ce gros temps, courageuse.

  • Premier mars

    Croque-vie ce notaire
    Lit tout Harry Potter
    Mais aussi l'acte
    En présence de, et né à
    ...
    Il s'interroge :
    Mirambeau me rappelle
    Quelque chose
    (Ne l'ai pas dérangé
    Car avais d'autres pensées)
    Aporritaire peut-être
    ...
    Pour fêter ça après
    Allant boire un verre
    Engloutit d'huîtres
    Entendons lointainement
    Sous les ponts de Paris
    Entendons lointainement
    Couler notre sancerre
    Misère ! le dernier ?