vendredi, 29 août 2008
Moi, la fille de bon vit (se veut d'inspiration jarryque mais d'un jarrysme méconnu)
J'ai de petits seins que les hommes n'évaluent, tant et bien qu'ils regardassent toujours mon cul. Mais mes tétons sont le donjon d'horizons où je suis poétesse et d'où coule ma vue dévolue sur l'un. Sa langue est l'orvet qui bruisse et la fouisseuse...
- Quelle barbe, je suis sec et seul déjà en à peine trois lignes.
"SINGULUM : Sans avoir m'a laissié tout sengle (Rutebeuf)." Note de bdp, p.8 de l'édition originale (que je fais croire avoir).
23:45 Publié dans Bloagues bretonnes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature
mercredi, 13 août 2008
"Qu'a vist Paris e noun Cassis a ren vist" (septain pas trional)
Ô notre petit Paris
Tes pigeons cendrés surprennent
Sur ton pavage un glacis
Enduit marbres et fontaines
Pastis couleur de ce glacis
Marée niet Saint-Ex marégraphe
Dans le fond de cale est Cassis
Où Cap au nez je bois carafes
À Cassis sommes assis
Terrassiers et par centaines
Seul debout Frédéric dit
Mistral je n'ai pas de haine
23:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
jeudi, 03 juillet 2008
La petite
ah obo ! (un oiseau)
a hobo ! (une mouche)
23:41 Publié dans Moment's notice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
mercredi, 02 juillet 2008
Solution aux seins de potières
Ne me touchez plus mon vilain
Voyez combien brûle un tétin
(J'y touche moi-même pendants ceux-ci)
Foutez-y maintenant ce vit
18:51 Publié dans Enfer return | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
mardi, 01 juillet 2008
Waltz with Bachir
Jour de soldes dans une grande enseigne commerciale samedi dernier, j'ai trouvé un disque de Solomon Ilori datant de 1963 dans lequel une réédition récente chez Blue Note a ajouté le quintet de D.Byrd/H.Laws/C.Perkinson/B.Cranshaw/E.Jones impliqué dans le projet d'Ilori. Cela m'a coûté trois euros cinquante. De Solomon j'ai écouté Follow me to Africa un intéressant mélange de flûte et de tambours africains. À cette écoute me revient alors à l'esprit Le joueur de fifre... et aussi d'avoir connu dans la cavalerie un raciste qui jouait du tambour avec dextérité, il répondait au détonnant patronyme de "Soulémagne". Le tambour vient d'être réintroduit dans les conservatoires nationaux en avril dernier, alors qu'il en avait été exclu en 1815 par la terreur blanche qui interdisait de conservatoire les instruments accusés d'avoir porté la Révolution. Ce soir de même jour, j'allais voir le très beau film de Folman.
Exergue de l'Histoire de Beyrouth de Samir Kassir (2003) :
"
Vous connaissez le Liban ?
Je secouai la tête.
- Le soir, le ciel est comme du vin, et les ombres qui tombent sur les terrasses sont nimbées de lumière violette. Au-dessus de votre tête, des plantes grimpantes : des treilles de vigne et d'autres plantes qui ont de grosses fleurs parfumées. Tout est silencieux, chaud et doux : l'atmosphère même dans laquelle les grands mythes sont nés. Et les images que vous voyez par les yeux de l'esprit vous semblent plus réelles que la chaise sur laquelle vous vous asseyez... Je donne dans le lyrique, comme vous pouvez voir.
" Eric Ambler, L'affaire Deltchev (1952).
En chapitre liminaire du livre de Kassir on trouve la première partie nommée les yeux de l'esprit.
00:05 Publié dans Moment's notice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature




