samedi, 14 juin 2008

Mes mercuriales

Ô mercredis,
Jours de poésie   ici
et place du jazz bis
repetita   ter
Brillant corners.
ligne imaginaire
rouge Maginot
vert Greenwich
bleu Atlantique
- À tout talus, salut !
 et grand midi.

lundi, 09 juin 2008

Val-André janvier

janvier.JPG 

dimanche, 08 juin 2008

Bain naissant de printemps

je nage nonchalamment
quelle idée !
autant arrêter.
Tout de même j'ai souvent rêvé de nager dessus les récifs
au moment précis où la marée permet de marcher sur l'eau.
Ces récifs ne sont pas naturels il s'agit
d'une vieille digue de pêcheurs
et dans un temps révolu
des coquilles Saint-Jacques
y échouaient avec la marée
Vénus
Jésus
et moi.

nef.jpg

vendredi, 06 juin 2008

Dernier déménagement

Deux jardins minimalistes l'un plein sud et l'autre à l'arrière.
Boucher à deux cent mètres.
Une cheminée, du gaz de ville.
Du polychlorure de vinyle,
mais restent encore au nord quelques croix aux fenêtres, Alfred.
Du style et de l'âme, datation du temps des yoyos.
Ecoles, conservatoire, collège, lycée, gare à 20mn à pieds.
De la pierre et de la solide, de taille, en granit bleu.
Remarquable faïence dans les toilettes : Vénus peut-être ? lave-main en forme de coquille Saint-Jacques.
De l'escalier et des niveaux mais éjectables avec les enfants; comdamnables même.
Couvreur passé hier; a laissé quelques ardoises frustes au fond du jardin.
J'ai bien étudié la maison que je viens d'acheter en pensant y vieillir.
Pas du neuf, horreur.
Un circuit pédestre passe à l'angle, la maison de Louis au bout de la rue.
Exposition sud. De la belle vue sur le monticule du tertre en suspension sur la vallée qui donne elle sur la mer.
Rue d'un poète, pas de circulation, ligne de petit bus sur la rue paisible avec au devant un minuscule square et son banc.
Un garage, mais qu'en faire ? un chargeur de voiture électrique ? une entrée pour le piano ? une chambre ? un salon marocain ?
Des voisins mitoyens sympathiques et lecteurs, déjà jeunes retraités, très bon signe.
De la cave, impensable une maison sans cave.

jeudi, 22 mai 2008

L'arrivée au lac

C'est le calme plat et l'eau stagnante que j'ai atteint à défaut de la sérénité tant convoitée. Les mots trouvés en attendant, et leur singulière proximité me font la nuit l'effet de cadavres remontés à la surface. La nuit. La fin des libidos. C'est incroyable et je n'aurais pas cru cela. C'est un changement climatique. Mon premier. A dire vrai, ma première... Ma première fille me causa cela. Enfants, nous faisions des périples pédestres jusqu'aux lacs de montagne avec nos parents.
Si loin était alors mon assagissement.

Libido s'abreuvant au lac des mots (photo).