lundi, 09 juin 2008
Val-André janvier
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mercredi, 12 décembre 2007
192019471973
Deux heures de marche à pied aller-retour sont nécessaires pour aller à l'école.
Dans une même fratrie un enfant sur deux meurt, à la naissance ou en bas-âge.
Il arrive que des enfants sautent dans la douve lorsqu'ils aperçoivent une automobile pour la première fois.
Ces mêmes enfants ne savent pas parler le français lorsqu'ils arrivent à l'école.
L'électricité n'est pas acheminée dans ces contrées, pas plus que l'eau courante il faudra attendre la fin des années 50.
La porte de la ferme est ouverte même à l'hiver, à cause de la fumée du feu dans la cheminée, et de l'humidité.
la moisson est faite !
cela dit en breton je n'aurais pas pu comprendre et nous rions de ses dernières paroles bien pesées.
10:40 Publié dans Ca s'est passé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
samedi, 08 décembre 2007
Banlieues bleues back burner
En Afrique lors d'interventions occidentales visant à limiter les effets du virus ebola, le personnel a été confronté à un problème irrationnel induisant l'assassinat parfois et qui s'est généralisé aussi vite que le virus dans la population locale : la défiance de celle-ci devant les soins apportés ou les conseils de prévention. Un médecin résumait ainsi le problème : tout acte ou conseil prodigué peut-être interprété à l'envers. Ainsi une femme revenue de quarantaine a-t-elle risqué sa vie sinon l'ostracisme de ses proches : parce qu'elle en était revenue vivante et en possession de médicaments elle ne pouvait que les avoir volés aux autres et ils en étaient morts. Dans les banlieues la violence orientée contre les services et pouvoirs publics, témoigne me semble-t-il de cette même inversion.
10:20 Publié dans Ca s'est passé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
mardi, 04 décembre 2007
"Le promeneur du champ de Mars"
Après avoir regardé ce film je m'aperçois le lendemain que la génération du jeune héros (la mienne) est à Mitterrand ce que la sienne était à Pétain ou à Rimbaud, c'est selon, comme il lui fit remarquer depuis sa baignoire je crois bien : ces derniers étaient de la même génération.
1850
1910
1970
17:30 Publié dans Ca s'est passé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
"Footprints"
J'ai fait mettre une peau de côté la semaine passée je viens la prendre
une peau de quatorze pouces n'est-ce pas ?
une peau claire
une transparente ?
non pas la peau lisse pitié
une à bain d'huile alors ?
non plus, une à grain
je vous débarasse de l'ancienne ?
je la garde elle a bientôt quinze ans et je ne l'ai jamais percée, en l'enlevant je me suis aperçu de mille détails invisibles
17:18 Publié dans Ca s'est passé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature
jeudi, 15 novembre 2007
mémo
"Moins l'esprit comprend tout en percevant davantage, plus grande est sa puissance de fiction, et plus il comprend, moins grande est cette puissance."
Spinoza, "Tractatus de intellectus emendatione".
23:05 Publié dans Ca s'est passé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature
vendredi, 09 novembre 2007
"Jarry et le monde celtique"
samedi dernier en ce début des froidures
pour fêter les 100 ans de la mort d'Alfred Jarry (le 01/11/1907 à 16h15)
christian prigent,
henri béhar,
patrick besnier,
jean-luc steinmetz
et venda benes
appréhendent une réunion d'écrivains de gros bourg pour génies ruraux
en le petit théatre de saint-brieuc
pistes
squelette extérieur
breton
charles filiger
vitraux
pré-raphaëlien
pureté
le petit théatre de saint-brieuc a été construit lorsque jarry avait onze ans (en 1884 - opérettes à l'époque)
jarry passera des années en bretagne et, de sa sixième à quinzième années résidera à saint-brieuc
les carrières de trémuson
les saints assis de la cathédrale de saint-broque
la scatologie (potachique)
ontologie et "honte au génie", titre de la chemise contenant ses écrits de prime jeunesse
22:20 Publié dans Ca s'est passé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature
vendredi, 02 novembre 2007
Courbette de saison
PEIGNAIT LES LAIDES MAIS FOUTAITphotographiait LES BELLES en audio-guide
si j'allais y voir
à noël sa peinture
et que j'attendais
des heures au grand palais
sans ticket coupe-queue
disons que ces gerçures
me rappelleraient les angelures
chopées par le peintre des givres
les mêmes givres chantés par Théophile Gautier
PEIGNAIT LES LAIDES MAIS FOUTAITphotographiait LES BELLES avec le soutien-gorge
bonjour monsieur monsieur
que faisait là cette diligence
les chiens diminués
les cervidés disproportionnés
les pieds hors-sol
et ce mot cynégétique
incongru en diable
non je n'aimais pas
à quoi bon figer les givres
PEIGNAIT LES LAIDES MAIS FOUTAITphotographiait LES BELLES autocritiques d'art
le nombril de la femme
au perroquet s'écaille
concentriquement sa
peinture vit encore
c'est mieux ici
il est bon à faire du cheveux de chevelure
digne de gorgone
mais surtout IL EST FORT EN POIL
PEIGNAIT LES LAIDES MAIS FOUTAITphotographiait LES BELLES de souvenirs en plastique
le procédé qu'il attribue dans un seul de ses autoportraits
à ses yeux consiste en reflets à la façon des obsidiennes
et signe l'inventeur du réalisme ébouriffé désespérant de vanités
PEIGNAIT LES LAIDES MAIS FOUTAITphotographiait LES BELLES cartes de presse
ai-je pensé
21:05 Publié dans Ca s'est passé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature
jeudi, 01 novembre 2007
Trajet défense->blanche avec intermèdes dans le météorepolyton et paierie parisienne
sur l'esplanade des paysans en dimanche
la défense affiche d'éléphantesques anches
je prends l'escalator avaleur de mes cannes
offensé-je élégant qui à blanche cancane ?
Oui il est 17h20 je suis très pressé
et je signale que si le musée de la vie romantique
ferme ses portes à 18h comme tout musée sa billeterie ferme plus tôt, en l'occurence 17h30.
sachez ensuite qu'il est bien accepté de payer par carte bancaire
mais pas en-deçà de 15€ (entrée 7€ pour Henner seul).
il y a un DAB en sortant attesté par le cafetier qui fait l'angle à la sortie.
courir tout droit en passant la grille pour prendre la rue d'en face
attention à la marche et à la traversée, courir jusqu'à prendre la prochaine rue à droite
puis au fond de celle-ci, à gauche le DAB. revenir en courant, reprendre son souffle,
éviter de parler à l'ouvreuse qui ferme comme à la supérette
mais qui n'a pas daigné indiquer le distributeur tout à l'heure, voilà.
méchante va...
16:00 Publié dans Ca s'est passé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature
samedi, 27 octobre 2007
Nous parlerons du pays et des sentiments
Soir, mardi 23
A la fin d'octobre 2007 je me trouve dans l'exact milieu du segment dessiné par Gustave Courbet et Jean-Jacques Henner que je ne connais pas encore - ou si peu - mais que m'en restera-t-il? J'ai déjà fait mes emplettes de souvenir aux lafayettes. La vendeuse qui m'y conseilla un sautoir pour ma femme a été dans le collège où mon père enseignait les mathématiques. Surprise des dénombrements? des géométries? Je suis las depuis longtemps des histoires de professeurs mais poursuivi. Ainsi aurai-je dû couper l'autoradio hier avant d'écouter cet écrivain qui détaillait par le menu la psychologie du cancre. Je me rassure aujourd'hui avec ce cher Louis qui considérait le bénéfice de l'institution scolaire comme une trahison; la trahison sociale de son milieu. Je crois sans savoir me l'expliquer : trahison tout court. Plus loin encore que comprendre ne pas comprendre, plus forte que la perception chère à Spinoza, je revendique ma stupidité et ne cache plus l'air qu'elle me donne devant la beauté ou devant n'importe quel questionneur.
18:50 Publié dans Ca s'est passé | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : littérature




