lundi, 24 novembre 2008
Araignée Chardonnay
Araignée Chardonnay
pensait qu'il y avait des mets
qui ne se mangeaient
devant personne ;
comme sexe faible
- De gravité, lui fit observer son homme
C'est l'âge où l'amour tombe comme une pomme.
22:29 Publié dans Bloagues bretonnes, Enfer return, Récursif gigogne factoriel matriochka | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature
vendredi, 29 août 2008
Moi, la fille de bon vit (se veut d'inspiration jarryque mais d'un jarrysme méconnu)
J'ai de petits seins que les hommes n'évaluent, tant et bien qu'ils regardassent toujours mon cul. Mais mes tétons sont le donjon d'horizons où je suis poétesse et d'où coule ma vue dévolue sur l'un. Sa langue est l'orvet qui bruisse et la fouisseuse...
- Quelle barbe, je suis sec et seul déjà en à peine trois lignes.
"SINGULUM : Sans avoir m'a laissié tout sengle (Rutebeuf)." Note de bdp, p.8 de l'édition originale (que je fais croire avoir).
23:45 Publié dans Bloagues bretonnes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature
jeudi, 15 mai 2008
L'écrivain
Dans la maison de convalescence un homme qui visite sa mère lui présente ses feuillets pour relecture. Elle acquiesce, elle sourit, elle opine. Il y relate paraît-il (je le tiens de mon père) son enfance passée auprès d'elle. Comme cette vérité là doit être simple et bonne, partagée avec sa propre mère et après tant d'années. Dans cette maison, la mère de son ex-femme y fait aussi séjour, c'est à peine s'ils se disent bonjour et d'ailleurs, ses trois fils ne lui parlent plus depuis des années.
18:32 Publié dans Bloagues bretonnes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
dimanche, 27 avril 2008
nostradamus bertrand
Pourquoi les gens se demandent pourquoi leurs journaux sont livrés sous plastique malgré les accords du grenouille de l'environnement ? alors que nostradamus bertrand prend toujours ses photos en hélicoptère et se fait repasser son journal tous les matins comme la reine d'Angleterre, sans compter sa cabane en bois de cèdre imputrescible. Cela fait quand même des millions d'années qu'on l'attendait.
22:44 Publié dans Bloagues bretonnes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
mardi, 22 janvier 2008
broussaï
L - j'en ai assez de phosphorer près de toi tu sais
- tu vas encore faire de l'esprit
L - je ne me trouve pas belle
- mais si
L - mais non
- derrière toi c'est brassaï
L - ah oui ces joints en blancs comme à pont croix... toi par contre...
- quoi ?
22:45 Publié dans Bloagues bretonnes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature
mardi, 16 octobre 2007
Toute ressemblance
Entre les voitures du parking d'un supermarché
je vois un homme vaquer à lui-même.
Je suis persuadé de reconnaître ce professeur d'université
en statistiques, accessoirement en langage Fortran.
Voilà deux fois que je l'observe à deux mois de distance, et
chaque fois il ne manque pas de laisser paraître qu'il compte les véhicules.
Sa vacance le rend inexistant et bientôt invisible.
Il va promptement de portière en portière,
ménage une pause erratique et réitère.
Je me dis que ce pauvre homme perd
régulièrement ici une demi-heure
pour retrouver sa voiture.
C'est le temps qu'il lui faut
pour ôter son manteau dans une auto
et retourner vaquer à ses occupations.
Entre les voitures du parking d'un supermarché
je vois un homme vaquer à lui-même.
A bien regarder et rectification faite; ça serait plutôt un voleur. STOP
END PROGRAM
11:15 Publié dans Bloagues bretonnes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature
mardi, 09 octobre 2007
Boule de n'ai-je
Ai-je jamais aimé la vie les lendemains de l'avoir dit
hein ?
Dans mon processus personnel de création (je me pince) je connais deux jaillissements. Le linéaire expansif (aucun vers ne sera changé chronologiquement, c'est un plaisir extraordinaire, facile et rapide) et le complexe interverti (j'intervertis beaucoup les vers et leurs mots... c'est long, très fastidieux mais amusant) celui-là est de la première espèce mais cela n'arrive que très rarement. Dans tous les cas, j'arrive à me surprendre.
17:05 Publié dans Bloagues bretonnes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature
samedi, 22 septembre 2007
Crapaud crapahute
elle s'appuie sur les genoux
et mange du pain
avec les mains
fait claquer sa langue
cela peut surprendre
19:05 Publié dans Bloagues bretonnes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
dimanche, 09 septembre 2007
Eugénisme
Samedi 8 septembre 2007 fin d'après-midi, à saint-brieuc.
Sur la place du théatre entre la colonne morris et une cabine téléphonique, une bossue sans âge fait les poubelles. Vient alors un homme âgé à l'allure moderne et qui descend du trottoir, s'écarte largement de la bossue pour signifier aux gens comme moi qui assisteraient à la scène son évitement, puis remonte et reprend son chemin. La colonne morris est un cadeau récent à la ville d'un marché d'équipement - celle-là fait chic dans mon texte - la cabine téléphonique est utilisée par une jeune fille et la bossue n'en est pas moins engoncée dans son pull misérable.
12:05 Publié dans Bloagues bretonnes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature
dimanche, 19 août 2007
La diagonale de Le Faou
Le voyage de Saint-Brieuc à Quimper n'est pas tout à fait surréaliste, pourtant irrespectivement nous sommes allés d'Yves Tanguy à Alfred Jarry comme ça, en bouclant la boucle dans la journée.
La fille aux cheveux rouges
20:50 Publié dans Bloagues bretonnes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature




