jeudi, 03 juillet 2008

La petite

unhobo.JPG

 


ah obo ! (un oiseau)
a hobo ! (une mouche)

mardi, 01 juillet 2008

Waltz with Bachir

Jour de soldes dans une grande enseigne commerciale samedi dernier, j'ai trouvé un disque de Solomon Ilori datant de 1963 dans lequel une réédition récente chez Blue Note a ajouté le quintet de D.Byrd/H.Laws/C.Perkinson/B.Cranshaw/E.Jones impliqué dans le projet d'Ilori. Cela m'a coûté trois euros cinquante. De Solomon j'ai écouté Follow me to Africa un intéressant mélange de flûte et de tambours africains. À cette écoute me revient alors à l'esprit Le joueur de fifre... et aussi d'avoir connu dans la cavalerie un raciste qui jouait du tambour avec dextérité, il répondait au détonnant patronyme de "Soulémagne". Le tambour vient d'être réintroduit dans les conservatoires nationaux en avril dernier, alors qu'il en avait été exclu en 1815 par la terreur blanche qui interdisait de conservatoire les instruments accusés d'avoir porté la Révolution. Ce soir de même jour, j'allais voir le très beau film de Folman.


Exergue de l'Histoire de Beyrouth de Samir Kassir (2003) :

"
Vous connaissez le Liban ?
Je secouai la tête.
- Le soir, le ciel est comme du vin, et les ombres qui tombent sur les terrasses sont nimbées de lumière violette. Au-dessus de votre tête, des plantes grimpantes : des treilles de vigne et d'autres plantes qui ont de grosses fleurs parfumées. Tout est silencieux, chaud et doux : l'atmosphère même dans laquelle les grands mythes sont nés. Et les images que vous voyez par les yeux de l'esprit vous semblent plus réelles que la chaise sur laquelle vous vous asseyez... Je donne dans le lyrique, comme vous pouvez voir.
" Eric Ambler, L'affaire Deltchev (1952).

En chapitre liminaire du livre de Kassir on trouve la première partie nommée les yeux de l'esprit.

mardi, 17 juin 2008

Les temps changent

Le pianiste Esbjörn Svensson du groupe E.S.T. est mort d'un accident de plongée "dans l’archipel de Stockholm" (Libé. 17/06). A-t-on jamais vu un jazzman mourir d'un accident de plongée ? C'est nouveau, et d'après H. il en ira de plus en plus ainsi... Qu'a-t-elle voulu dire ?

vendredi, 06 juin 2008

Dernier déménagement

Deux jardins minimalistes l'un plein sud et l'autre à l'arrière.
Boucher à deux cent mètres.
Une cheminée, du gaz de ville.
Du polychlorure de vinyle,
mais restent encore au nord quelques croix aux fenêtres, Alfred.
Du style et de l'âme, datation du temps des yoyos.
Ecoles, conservatoire, collège, lycée, gare à 20mn à pieds.
De la pierre et de la solide, de taille, en granit bleu.
Remarquable faïence dans les toilettes : Vénus peut-être ? lave-main en forme de coquille Saint-Jacques.
De l'escalier et des niveaux mais éjectables avec les enfants; comdamnables même.
Couvreur passé hier; a laissé quelques ardoises frustes au fond du jardin.
J'ai bien étudié la maison que je viens d'acheter en pensant y vieillir.
Pas du neuf, horreur.
Un circuit pédestre passe à l'angle, la maison de Louis au bout de la rue.
Exposition sud. De la belle vue sur le monticule du tertre en suspension sur la vallée qui donne elle sur la mer.
Rue d'un poète, pas de circulation, ligne de petit bus sur la rue paisible avec au devant un minuscule square et son banc.
Un garage, mais qu'en faire ? un chargeur de voiture électrique ? une entrée pour le piano ? une chambre ? un salon marocain ?
Des voisins mitoyens sympathiques et lecteurs, déjà jeunes retraités, très bon signe.
De la cave, impensable une maison sans cave.

mardi, 29 avril 2008

Achat d'échelle

pourquoi tant le sec me grève
ne pas écrire me pèse
et quand le rond stipendie
jà tout mes pieds j'arrondis
c'est l'assèchement lacustre
je m'endette pour des lustres

vendredi, 25 avril 2008

Paris ment

<<VENDU>> est écrit sur la maison que j'aimerais acquérir. Cela me fait penser à cette farce courue après-guerre dans les librairies parisiennes qui portaient les estampilles <<EPUISE>> <<VENDU>> au portrait de Pétain peut-être, mais je ne sais plus car je n'ai pas
connu l'après-guerre et encore moins de guerres. Mardi dernier, à l'heure de la sieste s'égrenaient <<2000 ans d'histoire>> sur une radio qui ne mentait pas et dont le titre d'émission nous entraîne dans 2000 ans. Quelle valeur auront alors les photographies de propagande nazie ? je ne parle pas des photos en noir et blanc envoyées par les prisonniers (et autres S.T.O) à leur famille, celles que mon père et moi avons interrogées suite au décès récent de sa mère; ces défilés allemands aux monuments parisiens. Il était question sur cette radio de la sexualité des français sous l'Occupation au travers de l'ouvrage de Patrick Buisson : <<1940-1945 : années érotiques>>. L'émission commence très fort avec dans la bouche de Buisson lui-même <<Thanatos ? : la guerre>> et Eros ? ; mais je résume : torture et luxure. Je passe sur mes réminiscences de lectures de Duras et mon amalgame de l'exportation de la torture en Algérie par les torturés eux-mêmes. À cette époque la France compte trois hommes pour cinq femmes, rapport des sexes inégal penserez-vous mais inversé puisqu'en nature les femmes sont en minorité statistique (il faut bien se battre). Les subsides pétainistes alloués aux familles et donc aux femmes (travail - famille - patrie) sont trop maigres au regard d'icelles qui s'en remettent à la prostitution occasionnelle. Le culte allemand du corps et du vainqueur n'arrange rien. Patrick Buisson fait observer que Résistance et pétainisme tenteront de prôner les mêmes vertus morales, hélas et bon sang de bons soirs : nos femmes se prostituent et certains hommes se soumettent par <<reddition du corps>>. Sexualité et homosexualité connaissent alors une période faste (coincés entre les années folles et la fureur de vivre sont les zazous) qu'il n'est pas difficile de saisir en couleur sur les photographies d'André Zucca actuellement exposées à la Bibliothèque Historique de Paris.


Patrick Buisson - 1940-1945 : années érotiques - Albin Michel.

Ecouter l'émission de Patrice Gélinet avec des extraits de Suzy Solidor et Abel Bonnard (la gestapette)...
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/2000ansdhistoire...

Expo photo A. Zucca
http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=14...

Lire aussi D.D.T. dans l'Obs de cette semaine.

mardi, 11 mars 2008

Premier mars

Croque-vie ce notaire
Lit tout Harry Potter
Mais aussi l'acte
En présence de, et né à
...
Il s'interroge :
Mirambeau me rappelle
Quelque chose
(Ne l'ai pas dérangé
Car avais d'autres pensées)
Aporritaire peut-être
...
Pour fêter ça après
Allant boire un verre
Engloutit d'huîtres
Entendons lointainement
Sous les ponts de Paris
Entendons lointainement
Couler notre sancerre
Misère ! le dernier ?

lundi, 25 février 2008

note

note

mercredi, 20 février 2008

Youkali (Roger Fernay/Kurt Weill) par Tiziana Sojat

Mais c'est un rêve, une folie,
Il n'y a pas de Youkali!
Et la vie nous entraîne,
La sente quotidienne,

Interjection

Dans l'intuition d'essayer un beau dessin on peut le mettre devant la glace. Ainsi je me rappelle avoir fait cela très jeune par pure invention et je mets de côté l'idée de passer n'importe quel sonnet à la poésie centrale (des symétries), contrition superbe ai-je cru l'autre jour. Ma professeur de français que nous appelions prosaïquement la grosse, faisait toujours diérèse sur poète, comme tout le monde d'ailleurs sinon je serais maintenant dans de beaux draps; oui elle la faisait aussi ostentatoirement sur mon patronyme.

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