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  • Le naufrage des yéyés

    Quand je n'étais encor qu'un ménestrel
    Ségolène avait de vils seins pointus
    De la taille des berniques cornues crochues
    Accroché au roc je chantais les belles

    Et des vraies! de la garce à ambassade
    De la fille à général des toquades
    J'ai gardé les cahiers des plus salées
    Mais dans la Royal las je vais couler

                                  Dominique-aux-dominés

  • Seins piquants

    medium_vba_Small_.jpgà l'observance d'adolescentes
    que dégante poitrines naissantes


    aux galets brûlants des seins fakirs


    montrez-moi bien ceux dont je sais gré
    d'avoir piqué pieds de vos aînées

  • Tempus fugit (bis)

    Ce dimanche Jean Daniel portait cravate et chemise toutes particulières, on doit même dire démodées. Un trompettiste m'a raconté ce soir "cela a-t-il un sens de vouloir échapper au temps?" (sujet qu'il a corrigé) le drôle de rapport entretenu par certaines écritures visiblement féminines avec la cosmétique comme échappatoire. Mdr.

    Up tempo !

  • l'amour et ses rayons frais

    mon cerveau se voit comme dans une coupe à glace

                         mon

    coeur bat                 comme un                       tank

                  veau lapin                    sans peau                 pierre

                                      !(pa(p)illes                 à trépaner             en caisse)

    sens-tu mon                                     nerf                     de                             viande?

  • Jazz trumpet star Clifford Brown killed in car crash [voilà 50 ans ce 26 juin]

    American trumpet-star Clifford Brown and pianist Richie Powell were killed in a car crash on wednesday morning of this week (cables Nat Hentoff) [le 26 juin 1956]. This tragic accident took place just outside Bedford, Indiana, while the two musicians were travelling to Chicago, for an engagement with the Clifford Brown-Max Roach group
    of which they were both members.

    Powell's wife, whom he married only a month ago, was also killed in the crash.

    Mikes Butcher writes : the death of Clifford Brown is probably the most lamentable loss to contemporary jazz since Charlier Parker died, last year.

    Brownie, a native of Wilmington, Delaware, rose suddenly to fame in 1953 (when he had been playing trumpet only eight years) as a member of the Lionel Hampton Band. He recorded extensively in Europe that year with contingents from Hamp's group (Vogue, Esquire), and quickly became recognised as one of America's most brilliant jazz trumpeters upon his return to the States. He won the "New Star Trumpet" award in the "Down Beat" critics' poll, 1954.

    BUD'S BROTHER

    For the past two years, Brownie had been co-leader with Max Roach of the succesful Brown-Roach combo, recording exclusively fo EmArcy in recent months with the unit, and also as guest star on sessions with Sarah Vaughan, Helen Merrill, etc.

    Richie Powell, though overshadowed as a pianist by his famous brother, Bud Powell, was an excellent, swinging musician who can be heard to advantage on records with the Brown-Roach unit (Vogue, EmArcy).

  • Hashlim

    00
    Pendant qu’un cèdre mourrait d’étés
    J’ai touché ton épaule ou ton coeur
    L’éternité nous fit nous rencontrer

    33
    Là dans Hamra l’omnibus sans heures
    Prenait la direction de Sidon
    Et me dévoilait tous les Seigneurs

    11
    Quand tu es née j’entendis ton cri
    J’avais passé onze été si froids
    Mais qu’enfin ton jour sur moi s’offrit

    22
    Pour que mes yeux s’ouvrent vers Toi
    Et vingt et deux années soient franchies
    Maintenant tu as les traits des Rois


    Une larme des êtres des siècles
    Coule de sueur sur ton visage
    Et dans le blanc de tes yeux si sages
    Je peux voir le sang noir de nos siècles

    Qu’un foulard bleu masque tes cheveux
    Il ne couvre ton feu seul Ta foi
    Fait de nos vœux le vent cotonneux
    Qui répand aux sommets notre joie

    Mon ange bleu me guide à Saïda
    Je reviens de Beyrouth nous l’écrire
    Ô amie à mort tu danseras
    Au sommet de si doux souvenirs

  • Fantaisie homophone

    j'aimerais tant sortir de terre
    sous les musiques de Shorter
    Wayne dans les jupes de ma mère

  • "Ivre de femmes et de peinture"

    la voisine cynthia du dessous
    promène son chien
    dans l'herbe grasse au pied
    d'un pin solitaire et
    d'un immeuble pavé
    que j'habite

    -souvent les mains sur les hanches
    elles sont enceintes ensemble-

    ce pin est mon compagnon
    pin dans tous les étages
    au travers il y a la mer
    et les bouchots
    noirs du monde

    ce printemps parfois il brille
    c'est sa sève qui monte et palpite

    mais dans le soir il est peintre
    en bâtiment qui va se coucher

    le pinceau la palette
    des manutentionnaires
    se sont logés ici

  • Sans fin

    offriras-tu
    petit à nu
    la joie de plus
    à ton

  • Peaux salées

    deux trois
    branlaient
    du doigt
    leur con
    des bains
    salins


    au sien
    j'ai mis
    ma bouche
    saumure

  • On dirait un coeur ! s'écrie Léda

    un gland gamin
    c'est mieux que main

    gamine à pine
    chagrine un cygne

    un petit tiens
    vaut mieux que tien

                       tu l'auras

    la langue au chat

  • sec

    de mon coeur séché il est sorti
    crevassant les seins de mon amie

  • La fille fraise

    "Elle est toute petite, d'épaules étroites, la tête un peu penché de côté. Elle est vouée à la taverne. C'est un sort comme un autre et elle s'en accomode. Quand elle ne sert pas, elle reste assise dans un coin de la salle voûtée. Elle pose ses deux mains gercées sur son tablier. Elle écoute. Ses cheveux châtain-roux noués sur le haut de son crâne en un chignon accentuent sa silhouette sans âge. Pourtant, en dépit de son aspect fripé, la fille fraise comme on l'appelle à la Taverne des Résolus mérite bien son surnom. Car elle est aussi, par ses lèvres rouge vif, ses joues à baiser, sa douceur, l'amour même. On voudrait la boire, la déguster de caresses, et lorsqu'on croit avoir fini, lorsqu'on croit avoir promené sa langue sur chaque parcelle de son corps délicat, qu'elle nous dise et ici? en montrant de son doigt un grain oublié.

    Seuls les habitués le savent (et le patron, bien entendu) : c'est la présence de la fille fraise, et rien qu'elle, qui explique une si grande affluence à la Taverne des Résolus. La petite rouée, aux airs de pleurette, inspire aux hommes l'envie poignante d'en finir, de rouler ivre mort sous la table. Ce n'est pas qu'elle se refuse. Chacun peut la prendre dans ses bras, jouer avec le ruban de sa chemise, souffler sur les boucles qui se détachent de son chignon. Mais elle s'échappe aussi facilement qu'elle s'offre. La fillette n'est jamais longtemps sans être appelée à servir. Alors, il faut bien la relâcher. Et ces gestes esquissés enfoncent dans le coeur de chaque homme, comme un clou, la conscience de sa solitude. Résolus, certes, ils le sont, mais à quoi ?"

    Chantal Thomas 1995

  • Mise en exergue des chapitres de Ségolène

    elle est de blanc vêtue
    naturaliste grande
    quand la mine gourmande
    la culbute au talus

  • Mise à jour majeure

    Hélas la mise à jour ne fut pas intermédiaire ! et pour nous donner la place (30Mo) on a rogné dans les communautés qui sont devenues des tags sans photos, sans parler de l'invitation à mettre à jour nos codes html que personnellement j'ai refusée. Haut&fort est essouflé voire hasbeen mais savez-vous seulement ce que signifie "plus de sécurité" ?

  • Mapatertamater, matanosvosterres

    Auxventreslascifs
    J'aidénouécevif
    Attraitqueportaient
    Lesfillesdelait

  • Soir de Pentecôte, course à pied

    Le bois de mon enfance au soir de ce printemps
    Garde l'odeur intacte de l'humus ardent


    Mais le soleil qui zébre mon chemin viellit
    Orangé maintenant il rit jaune de si

    Vertes amours

  • Victoires de la musique jazz

    Appelé par un jingle inspiré - la "blues march"/jazz messengers - j'ai regardé l'émission à 00h30 qui consacrait les musiciens de l'année passée en France. Il y avait les prix d'honneur et les récompenses. Ainsi Liz Mc Comb n'a reçu son prix des mains de personne, puisque la moindre des politesses de la chanteuse choisie à cet effet, Juliette, l'a conduite simplement à désigner le trophée comme un pot de fleurs. On sentait beaucoup de froideur humaine à cet instant, la jolie note donnée à cette soirée d'ailleurs, mais Liz a ensuite été formidable dans un "When the Saints" mouvementé par son trompettiste de rappeur. Sinon il y a bien eu Marcel Azzola qui possède la véritable identité d'un jazz français héritier du musette avec Django Reinhardt, Eddy Louiss, Richard Galliano... Il y a surtout eu le pianiste Ahmad Jamal et son batteur Idris Muhammad soufflant un swing originel encore chaud, dans un trio avec contrebasse. Vu aussi Eric Legnini qui jouait également en trio avec Franck Agulhon c'était bien. Mais que nous a-t-on affublé l'écran d'une harpiste dans le jazz ? les femmes étaient à l'honneur, c'est vrai mais pourquoi trouver la profession aux antipodes du camionneur ? Sans parler de la dernière saxophoniste une hollandaise dont il n'est même pas intéressant de connaître le nom, et qui plagiait m'a-t-il semblé un saxophoniste alto (/s) français compagnon des meilleurs (de Bethman, Mezzadri, Artaud, Agulhon...), j'ai pensé : Pierrick Pédron !

  • Rêve minuscule - couronne d'insomnie

    Le soleil m'a fait mon matin moricaud.
    Dans cette ville morne et humide

    les caravansérails

    ont poussés à deux pas d'ici dans la nuit.

    Le soleil m'a invité dans un rêve juste à temps
    et m'a réveillé à l'heure de mes devoirs,

    une demi-heure de rêve achevée
    dans l'embrasement de la chambre,
    exagérée par l'ombre
    portée
    de pins
    des perspectives.

    J'étais dans l'estampe.

    Et je veux dire à quoi le soleil a joué.
    Il n'y a pas de lieu ni de temps,
    cela semble une assemblée,

    une femme arabe tient un swing immortel
    et quelqu'un parle à côté d'elle. Rhétorique. Antiquité.
    Nouveau language, images. Nacaires. Productions d'images
    dématérialisées. Raz. Port méditerranéen.

    Je me réveille et je vous assure on croirait une
    lumière allumée dans une nuit perdue

    et mieux, par un jeu d'ombre,
    c'est le feu de mes rêves
    qui est autour de moi.

    Je me lève et prépare notre café,
    rapidement le soleil a cessé de m'éblouir
    et j'aperçois par la fenêtre le port et la mer.

  • Léda

     

    j'ai faim et vous de moi

    vivons la grande image

     

  • Chère caissière, je hais les haïkus

    Récupérons nos lettres
    Dans ce vil sac plastique

    dubo
    dubon
    dubonheur

    L'enseigne à notre piètre
    Supérette en musique