Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • 290820062235

    De ma vie je n'ai ouvert un seul dictionnaire
    des rimes
    J'en ai bien rêvé même en ai-je caressé
    l'espoir
    Par contre j'ai toujours mes quatre dictionnaires
    à main

  • M e s dames

    c e t   i n s o m n i a q ue

    f o u t a i t au globe

    des f e s s e s à claques

  • Ossuaire breton

    Le supplice imaginaire de Tristan Corbière

    Maman dit souvent
    que les galets blancs
    sont les ossements
    de ce feu Tristan.

    Avez-vous déjà marché là-bas ?
    Désirez-vous passé une nuit une vie un enfer dans la tempête ?
    Ces nuits là
    Les galets se déplacent à vue d'oeil dans le fracas
    d'une dune de galets.

    Ce sillon de Talbert
    où Tristan est harnaché à l'extrémité !

  • La nuit du 14 avril

    nous fîmes l'enfant dans le col du Lautaret
    au calendrier des lunes pleines le pas
    s'offrit non pas à l'italienne à la papa
    dans cette montagne blême et velue de frais

    la lumière nivéenne fut merveilleuse
    morne idéal à nos ébats dans la bataille
    mon bois et ma virilité furent de taille
    traversant femme et Alpes laiteuses

    j'allai dans l'Italie où je retourne encore
    dès septembre avec elle pour fêter nos nopçages

  • Divagation

    L'origine de l'intelligence provient de la distribution statistique inégale des populations de mâles et de femelles, ces dernières étant plus rares.

    La constance de cette inégalité "distribuée" est perpétuelle.

    Les guerres sont inspirées des combats de mâles pour et devant leurs futures ou fatales femelles.

    L'accroissement de l'intelligence est uniquement dû à la lutte pour la perpétuation de l'espèce du fait de cette inégalité.

    Nous devons donc notre cerveau à notre sexe, fort ou faible.

    Tremblement tambour parole image tremblement.

    Mais voilà que je lis ça :

    "De deux choses l'une: ou la parole vient à bout de l'érotisme,
    ou l'érotisme viendra à bout de la parole".
      Georges Bataille

  • Pardon; les V.C. ?

    Voici un sonnet d'Etienne Jodelle (bien drôle) tiré des dix sonnets de sa priapée:

    "Ah! Je le savais bien qu'elle a la fesse molle,
    La Paillarde qu'elle est, et que mon V. batteur
    A son C. effondré ne ferait point de peur!
    C. qui va distillant une moiteuse colle,

    Que te sert-il d'user de si prompte Bricole,
    D'un mouvement paillard et d'un soupir trompeur,
    Témoignant que mon V. lui muguette le coeur?
    Mon V. vague dedans comme en une gondole!

    C'est une étable à V. et tout V. passager
    Quelque gros train qu'il ait, au large y peut loger,
    Et n'est pas bien reçu s'il a petit bagage;

    Et pour parler au vrai des honneurs de son C.,
    Il est aussi dolent, sans un V. de ménage,
    Qu'un aveugle égaré qui n'a point de bâton."

    Et encore je ne vous ai pas montré celui (LXIII) de Marc Papillon de Lasphrise qui parle d'une prénommée Noémie ..

  • Sur la côte du nord

    je vais sur un toit de mer
    dans le sillon de Talbert
    des milliers de galets blancs
    bleus de tous les océans
    font une corne mouvante
    de licorne continente
    c'est ma cathédrale en mer
    ornée de choux marins verts
    mon amour jaunit s'évente
    les vents tourmenteurs me tentent

  • Vulcain son étrusque et le pilier du théatre de verdure

    Il hâtise les coeurs à chaque fois, vous entendez son souffle à vide et sa respiration comme si vous étiez à la forge, le voilà qui taquine la muse, qui bat le fer avec son bras droit, Aldo Romano. La forge minérale est un théatre de verdure creusée dans la pierre, dont le pilier est la contrebasse sévère de Philippe Aerts. Ils ont soufflé et nous avons brasillé dans leurs horizons, Bohemia After Dark nous a rendu fou, le tango nous a renversé, la Javanaise nous a ramassé. Aldo, cet ancien maçon immigré italien possède la sensualité cymbalière et un chic extraordinaire. Hier soir Richard Galliano n'a pas même semblé se rendre compte qu'ils étaient tous trois aux anges. A la fin du concert il remet son soufflet dans une musette qu'il porte sur son dos.

    Bartholomeus Spranger !

    Richard Galliano accordéon chromatique
    Aldo Romano batterie
    Phillipe Aerts contrebasse

    11 août 2006, au théatre de verdure de Langourla.

  • De soy même

    Je n'ai vu
    Nul canard
    Dans Dinard
    Ni lapin
    Que connins
    Un peu forts

    D'où sors-tu
    Pin si fier
    Qu'à ta cime
    Un vent fort
    Prend des airs
    Bras de zèbre
    Va-t'en bas
    Voir au port
    Sans plier
    Ton ramage
    Défroqué !
    Sycomore !

     P.S. J'avais dans ma valise une anthologie de la poésie française du XVIs, dans laquelle j'ai fait des découvertes bien moins piquées des vers que ma rimaille réchauffée du lapin et du connin, mieux connue des amateurs.

  • Où irons-nous en septembre ?

    medium_bobolijardins.JPG

     

     

     

     

    - Dans les jardins de Boboli ?

    - Non.

     

  • fin juillet

    medium_ploumanach_et_la_petite_erodee.JPG

     

     

     


    de ma prescience lourde
    "Eros, Hérodiade, érosion"
    lu ça samedi dernier