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Enfer return

  • Linge

    Je suis bien aimé des lesbiennes
    qui s'hommassent sur la moraine
    des dessous et tout le bordel
    tant inusitées que font-elles

    Souillé de saillies minérales
    en misogyne lamentable
    et à profusion de longs râles
    je pose très mal cette fable

    Malhabile au bas mot, ma pierre
    est jalouse au vrai de ces fières

  • Araignée Chardonnay

    Araignée Chardonnay
    pensait qu'il y avait des mets
    qui ne se mangeaient
    devant personne ;
    comme sexe faible
    - De gravité, lui fit observer son homme
    C'est l'âge où l'amour tombe comme une pomme.

  • Pain-de-pourceau

    Je broderais bien un poème
    seulement par soucis d'hygiène
    et pour cause. SCes cyclamens
    que la voisine nous amène
    avant de partir la semaine
    faire la vierge belle parisienne
    ne soigneront pas la migraine,
    me sont romantiques et saignent
    (bues avec le vin) les anciennes.

  • Solution aux seins de potières

    Ne me touchez plus mon vilain
    Voyez combien brûle un tétin
    (J'y touche moi-même pendants ceux-ci)
    Foutez-y maintenant ce vit

  • Seins de potière

    ne me voyez ce vit ceci)
    touchez combien tenant pendant
    plus mon brûle un moi main- moi-même
    vilain tétin foutez (j'y touche

  • Le feu (foyer et symétrie centrale)

    dans l'âtre moribond léché par tant d'haleines
    je tourne la bûche morne et mets la nouvelle
    guettant l'instant surprenant de l'embrasement
                                             follet
    mens ce bras lent de l'antre sur tant d'instants gais
    fais-nous l'amant-né, moche, bu las de tout jeu
    ((fais-nous la mais ne mords chenu l'âne tour-jeu))
    haine a tant, par chez les bons cris, mots creux d'adam
    ((haine à temps par chez les bons ris, montre la dent))

  • "Le musée secret de l'érotisme"

    Fascination n°28/22 francs - trimestriel, "la gazette littéraire, artistique et libidineuse."

     

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    3ème trimestre 1985.

     

    Paul-Emile Bécat pour une édition de l'Histoire du Roi Gonzalve et des Douze Princesses, Pierre Louÿs parue en 1935.

     

     

     

     

     

     

     

  • Bouchot de chibre

    telle une trique en coquillage
    qui a double odeur dans ses rets
    sombre fruitier dans les varechs
    il blesse comme bite en sabre

    moule est rose rouge ou orange
    aux langues d'oignons avinés
    foutue à chaque marée blanche
    elle se barbe d'être pinée

    et s'en ouvre alors à son chibre :
    - ne nous fous pas toutes ! méchant
    fais-moi donc la feuille de rose
    ou le canard si tu veux mais
      lèche-nous !

    P.S. Ne plus sauter que les femmes
    qui aiment les huîtres,
    éconduire cruellement les autres.
    S'expliquer cette évocation de sexe
    faible en manière d'un tunnel
    de serre maraîchère aux odeurs
    puissantes, interminables.

  • Mon soupirant d'hiver

    j'allais l'amour
    et croupissais ton croupir

    j'ai bien aimé mon jeune ami
    ses coups de couilles

    la volée de son bois

    le feu qu'il fit

     

  • La statue

    medium_donatello_Small_.JPGjardinier binez-moi donc
    vous qui foutez quelle qu'onques

    entre effeuillée au jardin
    pour y mouiller ses chagrins

    ne forniquez donc qu'aux marbres
    tel prélat les culs trop glâbres

    je suis jalouse statue
    chaude les soirs sans vertu

     

    mouillez-moi comme se doivent
    mollement vos petits zouaves

    fourchez-moi la langue à fruits
    dans vos ruts de brute à truie

    venez me râcler le cul
    avec votre noeud tordu

  • La lourde de l'enfer

    petits gonds de Cunégonde
    engoncés se dévergondent
    si jaloux que se défende
    petit con de la plus grande

    l'orageuse Eugénie branle

    mes infantes muses tendres
    qu'un tounin gronde j'abonde
    montée qu'est ma lourde aux blondes

  • Saint-Brieuc

    la petite
    au roide
    du sein
    toise en creu
    coquillages
    de son choix

    dans les champs
    de l'estran
    et malgré le froid
    des bleus profonds
    viennent se poser
    après que
    les nuages sombrent

    dans l'ex-décharge
    à ciel ouvert
    les chapeaux de
    roues d'octobre
    ne brûlent plus

    j'ai mort et
    tristesse
    et tousse
    tous seins

  • Mon mois (les insolentes de septembre)

    vois la bouchendive
    qui la langue tire
    faisant en sortir
    un gland pour les vives

  • M e s dames

    c e t   i n s o m n i a q ue

    f o u t a i t au globe

    des f e s s e s à claques

  • Le glas, la fontaine du parvis et deux fillettes irrespectueuses

    Combien as-tu de la chance
    D'avoir une culotte blanche !

    J'aimerais mieux ton maillot Tiens
    Allons mi-nues dans ce bassin

    Mais j'aime aussi quand tu cries fort
    Et que les messieurs soient en ordre

  • Ploumanach et la petite érodée

                                                  Pour Salomé
    Une fillette observe la mer
    Sur l'affleurement de roses pierres
    Boudant le paysage onirique
    De cette gerçure granitique

    Dans les rets des vents et des marées
    Un chaos à diaclase est formé
    Au sein des rocs sont les têtes roses
    On rit des coeurs de veau qui s'exposent

    La petite courroucée leur crie
    - Je suis princesse des pierreries
      Vous êtes si vilain et si gros
      Que je vous découpe en fins morceaux !

    Les rochers se mettent à trembler
    Implorant grâce de l'érodée
    - Viens choisir le plus beau d'entre nous
      Et nous lui obéirons en tout

    - A quoi bon une armée des cailloux ?
    Mais flattée partout par ces effets
    Elle enlasse à sa taille le parfait
    Plus dur d'entre eux pour faire bisous

  • Seins piquants

    medium_vba_Small_.jpgà l'observance d'adolescentes
    que dégante poitrines naissantes


    aux galets brûlants des seins fakirs


    montrez-moi bien ceux dont je sais gré
    d'avoir piqué pieds de vos aînées

  • Sans fin

    offriras-tu
    petit à nu
    la joie de plus
    à ton

  • On dirait un coeur ! s'écrie Léda

    un gland gamin
    c'est mieux que main

    gamine à pine
    chagrine un cygne

    un petit tiens
    vaut mieux que tien

                       tu l'auras

    la langue au chat

  • Peaux salées

    deux trois
    branlaient
    du doigt
    leur con
    des bains
    salins


    au sien
    j'ai mis
    ma bouche
    saumure

  • La fille fraise

    "Elle est toute petite, d'épaules étroites, la tête un peu penché de côté. Elle est vouée à la taverne. C'est un sort comme un autre et elle s'en accomode. Quand elle ne sert pas, elle reste assise dans un coin de la salle voûtée. Elle pose ses deux mains gercées sur son tablier. Elle écoute. Ses cheveux châtain-roux noués sur le haut de son crâne en un chignon accentuent sa silhouette sans âge. Pourtant, en dépit de son aspect fripé, la fille fraise comme on l'appelle à la Taverne des Résolus mérite bien son surnom. Car elle est aussi, par ses lèvres rouge vif, ses joues à baiser, sa douceur, l'amour même. On voudrait la boire, la déguster de caresses, et lorsqu'on croit avoir fini, lorsqu'on croit avoir promené sa langue sur chaque parcelle de son corps délicat, qu'elle nous dise et ici? en montrant de son doigt un grain oublié.

    Seuls les habitués le savent (et le patron, bien entendu) : c'est la présence de la fille fraise, et rien qu'elle, qui explique une si grande affluence à la Taverne des Résolus. La petite rouée, aux airs de pleurette, inspire aux hommes l'envie poignante d'en finir, de rouler ivre mort sous la table. Ce n'est pas qu'elle se refuse. Chacun peut la prendre dans ses bras, jouer avec le ruban de sa chemise, souffler sur les boucles qui se détachent de son chignon. Mais elle s'échappe aussi facilement qu'elle s'offre. La fillette n'est jamais longtemps sans être appelée à servir. Alors, il faut bien la relâcher. Et ces gestes esquissés enfoncent dans le coeur de chaque homme, comme un clou, la conscience de sa solitude. Résolus, certes, ils le sont, mais à quoi ?"

    Chantal Thomas 1995

  • Mapatertamater, matanosvosterres

    Auxventreslascifs
    J'aidénouécevif
    Attraitqueportaient
    Lesfillesdelait

  • Léda

     

    j'ai faim et vous de moi

    vivons la grande image

     

  • Explications

    ci-dessous j'ai compilé les rebuts d'un carnet.

  • Satiresse en bronze (XVI)

    medium_satiressa_small_.jpg

    marbres blancs et roses

    bonbons à la crème

    Assise des fesses ont souvent

    guidé mes ascensions

    folie pure encre océane mère punitive

    dans le fond d'un garage je vois le Caravage

     

     

     

     

  • Un Bartholomeus Spranger

    "ci-giclent huiles et volcans

    rang des sangs

    gland de sens

    seins en points

    Vénus et Vulcain"

    Cupidon à la forge

  • La fontaine et sa passante

    Tout à l'endroit ailé de son décolleté
    Je vois qu'elle s'offre aux regards comme à la pluie

    L'homme et son faune

    La nature qui l'avait plusieurs fois vidé
    D'Anvers ou de Neptune fit fontaine en lui

  • Flocons d'ogre

    tes veines sont toutes roses
    dans les marbres d'Estremoz
    ton sang a le goût d'acier

    mais ce marbre de Carrare
    te fais le sein plutôt rare
    et le sang au goût de neige

    des nævus de nacre irisent
    ta peau de fillette à Pise
    dans mille éclats de Michel-Ange

  • éclipse

    jamais le soleil n'a léché la lune
    car c'est un ancien et elle est moderne
    non de pécheresse je ne vois qu'une
    pendant le midi sur la méridienne

    ...
    voilà que le vent se met à souffler
    ...

    comme une haleine et les horizons flambent
    doux comme les soirs d'été en septembre
    le silence à nos langues s'est noué

  • "Vous êtes déçue Daisy, n'est ce pas ?"

    dans les valses de Ravel

    les fillettes se révèlent

    les jeunes femmes se pâment

    aux songes de bien des mâles