Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • How to not play drums !

    J'ouvre ici un nouveau chapitre de mon petit précis raccourci de mon instrument, à l'usage de mes usages. Voilà qu'après une brève histoire et une étymologie conséquente et avant d'avoir le son, il faut trouver l'équilibre. En fait il y a bien quelque chose entre le rythme et la poésie, une mesure une métrique une architecture un barycentre un nombre d'or! la mathématique la philosophie mais oui. Alors qu'est-ce donc que l'équilibre ? Charli Persip a laissé une méthode à l'usage de tous les musiciens (bien avant la partition intérieure aux éditions outre-mesure) qui part de cette remarque de Dizzy Gillspie lorsque tout jeune il apprit avec lui : "C'est vraiment bien. Tu as rassemblé le tout", mais il ajouta "Tu sais quoi, maintenant que tu sais quoi jouer, il faut apprendre ce qu'il ne faut pas jouer" édifiant non ?

    Cela nous éclaire sur les considérations philosophiques de Keith Jarrett qui semblent neuves et imposantes en Europe. En fait c'est la resucée des avancées des grands Lester et Dizzy. Charli Persip intitule sa méthode "How to not play drums" (not for drummers only) au-delà des farces à l'endroit des batteurs on peut y trouver ses conseils :

    1. L'assise "Le siège du batteur est la partie la plus importante de la batterie, vient ensuite la grosse caisse"

    2. Le travail "Travailler ce qu'on ne sait pas jouer"

    3. L'intériorisation (Horowitz jouait les mains dans ses poches) "Travailler les rudiments est un entrainement physique; utiliser les rudiments est un entrainement mental"

    4. La vélocité "Travailler la vitesse lentement"

    5. Les nuances (Art Blakey recommande l'assiette pour la frappe et le coussin pour le rebond) "Travailler les nuances, développer le contrôle" de la baguette.

    6. La lecture "Apprendre à lire la musique avec aisance" "Lire en comptant à voix haute et en chantant les rythmes"

    7. Le tempo "Pour jouer le tempo, il faut être concentré, écouter et être détendu"

    8. La musiqe "Connaître la structure des thèmes et les changements d'accords"

    9. La répétition (reprenez au 1er point) "Continuez à apprendre"

  • Enrico rava (tp)

    ce sera le concert de janvier, un quintet avec

    vignolo (cb)

    agulhon (dm)

    ------------------------------------------------------------> rava (tp)

    stephane bollani (pno)

    gianlucca petrella (tb).

    et ceci lisez bien; asseyez-vous "on peut affirmer que le jazz italien contemporain est né avec Enrico Rava" (international herald tribune). Moi je peux vous affirmer que je vous raconterai. Déjà dire que agulhon est la pointure française de la batterie, je n'en vois pas d'autres (cecarelli? cecarelli! cecarelli non écoeurant). Celui qui pense à Humair a bien raison, c'est vrai mais place aux jeunes.

  • Le son du plus grand big-band

    Jonathan Jo Jones (1911-1985) – Big Band de Count Basie (1936-1948) :
                « la finesse et l’élégance »


    Jo JONES, héritage : On lui doit son économie de moyen qui a révolutionné le set de batterie ; il déplace le chabada sur la charleston (il jouera seul sur scène avec sa charleston dans les années 70 dans des meetings de batteurs), il abandonne les accessoires new-orleans (washboard, wood-block…) et enfin il participe au premier trio de l’histoire du jazz (Count Basie, Walter Page, Jo Jones). Ce trio augmenté de Freddie Green grave Red Wagon le 26 janvier 1939, dont la mélodie est quasiment celle du célèbre Rock Around the Clock de Bill Haley des années 50 - morceau célébré comme étant à l’origine du rock’n’roll.

    Extrait de G.PACZYNSKI tome 1, une histoire de la batterie de jazz:

     « […] marquer délibérément le tempo à la charleston et créer ainsi un son de big band original revient à Jo Jones. » (p.231) le Big-Band du Count bien sûr !

    « Tout en jouant la charleston et les quatre temps à la grosse caisse […] Jo brise le rythme à la caisse, derrière le soliste. Le son est stupéfiant. Il naît de l’autorité du geste du batteur qui a su se forger une musculature exceptionnelle. En phrasant ainsi il ouvre la voie à Kenny Clarke.» (p.233)
  • Matins

    Comment se fait-il que dans cette ville il ait

    Neigé ? lorsque n'est de givre aucun pare-brise

    C'est que c'est un port un bourg et deux vallées grises

    D'où la brume se lève d'un long cri muet

     

    Ponts et défis ont été jetés à la mer

    L'urbaniste oublieux du bain a fait promesses

    La marée faite érection fondera vos terres

    La nature arrachera ses lieux de paresses

     

    Les anciens les saxons les croisés et nous-même

    A mort entendons ce long cri l'urbain de mer

    Vit sur elle comique et morne presque blême

     

    Ce matin nos filles dansent sur le bitume

    Sur l'aplat des Manet près des sérigraphies

    De Warhol quand le mobile urbain fait fortune

  • Mondialisation

    Ray McKinley (-1995) - Glenn Miller Military Orchestra (1939-1941) :

                «  le son glenn Miller » 

    On ne doit rien à Ray : c'est le batteur de "in the mood" pooompadaaa pa pa pa pa

     « […] Si le rythme est le véhicule de la mélodie […], il n’en demeure pas moins que pour bien le jouer il faut d’abord avoir du son. Pour cela, chaque artiste doit se former un corps qui corresponde à l’instrument qu’il a choisi. Chaque instrumentiste est confronté à ce problème : trouver et développer les muscles qui permettent d’améliorer progressivement le son. » (p.217)
  • Vitesse et déambulation

    allées commerciales

    Dans l’escalator

    Que je prends souvent

    Je perds mon élan

    Quand je marche encore

    Demain passe encore

    Au cinéma lent

    Le reflet de gens

    Sur les miroirs d’or

    En haut mégastore

    Plus bas les mendiants

    Voyez les dépliants

    Mais n’ayez pas tort

  • La ronde infernale et inexorable

    Cozy Cole (1909-1981) – Cab Calloway and his orchestra (1938-1941) :

                « les rudiments »

    Cozy COLE, héritage : « l’un des premiers à se pencher sur le développement de la coordination mains-pieds menant à l’indépendance des quatre membres ». Il fut le professeur de Philly Joe Jones. Les rudiments proviennent de l’étude du tambour et sont connus en Amérique au nombre de 26 figures « The original 26 rudiments of drumming » (ra, fla, roulement, frisé, coup de charge, moulin, volant…).

     « A quoi sert […] la perfection d’un roulement si le musicien ignore la structure du morceau dans lequel il doit s’insérer ? et réciproquement, à quoi sert la connaissance de la structure du morceau si ce même musicien n’étudie pas la frappe et, parallèlement, les rudiments, pour affermir ses réflexes et former sa musculature, afin de pouvoir réaliser un roulement avec une parfaite égalité dans le son ? il faut donc constamment rechercher un équilibre toujours précaire pendant le travail solitaire. » (p.209)

    cab encore.