samedi, 09 février 2008

Le feu (foyer et symétrie centrale)

dans l'âtre moribond léché par tant d'haleines
je tourne la bûche morne et mets la nouvelle
guettant l'instant surprenant de l'embrasement
                                         follet
mens ce bras lent de l'antre sur tant d'instants gais
fais-nous l'amant-né, moche, bu las de tout jeu
((fais-nous la mais ne mords chenu l'âne tour-jeu))
haine a tant, par chez les bons cris, mots creux d'adam
((haine à temps par chez les bons ris, montre la dent))

dimanche, 04 mars 2007

Mon soupirant d'hiver

j'allais l'amour
et croupissais ton croupir

j'ai bien aimé mon jeune ami
ses coups de couilles

la volée de son bois

le feu qu'il fit

 

mercredi, 01 novembre 2006

Poème itératif (avec appel récursif)

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Gymnopédie
J'aime mieux aujourd'hui
Ce que j'étais avant
Cependant que d'avant
J'aurai mieux aimé ce
Que je suis aujourd'hui
Gélodacrye

 

 

 

 

 

 

 

Musée des Thermes (couvent des Chartreux) sépulture

mardi, 17 octobre 2006

La lourde de l'enfer

petits gonds de Cunégonde
engoncés se dévergondent
si jaloux que se défende
petit con de la plus grande

l'orageuse Eugénie branle

mes infantes muses tendres
qu'un tounin gronde j'abonde
montée qu'est ma lourde aux blondes

vendredi, 21 juillet 2006

Poésie paysanne

Mes avant-bras de chaume
Font mon coeur encor chaud
De voir en creu ton dôme
Basilique ma belle
Ta caverne est cruelle
Qui fait corps sous ma paume
Monstresse du duomo
Comme je bois ton baume !

La contemplation

Mon corps est encor chaud
Des pâtisseries dômes
Et la crème à duomo
Rejaillit sur ma môme

jeudi, 25 mai 2006

Paternité, voie A

"j'ai raté mon train" me dit-elle souvent
au moment d'échouer à dormir

mais elle déconne avec son train en forme de cycle

je vénère le train comme sépulture de vivant

"A" train monument moment papa maman

                   Vie d'envers
voilà que nous te prêtons notre enveloppe
voilà que tu entres traverser nos vies !

mercredi, 26 avril 2006

La fontaine et sa passante

Tout à l'endroit ailé de son décolleté
Je vois qu'elle s'offre aux regards comme à la pluie

L'homme et son faune

La nature qui l'avait plusieurs fois vidé
D'Anvers ou de Neptune fit fontaine en lui

mardi, 28 mars 2006

éclipse

jamais le soleil n'a léché la lune
car c'est un ancien et elle est moderne
non de pécheresse je ne vois qu'une
pendant le midi sur la méridienne

...
voilà que le vent se met à souffler
...

comme une haleine et les horizons flambent
doux comme les soirs d'été en septembre
le silence à nos langues s'est noué