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  • C'est vrai qu'ici c'est moins joli que maudit - 77% d'humidité aujourd'hui...

    Le premier et l'avant-dernier des maudits
    Tristan et Villiers sont sur une isle,
    Tristan tombe à l'eau,
    Que reste-t-il ?
    Adam ?

    Tristan Corbière (1er dans la liste des maudits selon Verlaine) naît le 18 juillet 1845 à Morlaix, à 14 ans il est en pension au lycée impérial de Saint-Brieuc. Il y écrit "l'ode au chapeau", son premier poème connu.

    Villiers de l'Isle-Adam (avant-dernier sur les six) naît à Saint-Brieuc en 1838, 2 rue Saint-Benoît. Entre 1847 et 51, Auguste est interne au petit séminaire de Tréguier, puis à Rennes (dans l’ancien collège Saint-Vincent), au Lycée de Laval, à Vannes (collège Saint-François-Xavier) et à Saint-Brieuc.

  • Berlusconi : "sonouncoglione George"

    Nous sommes tous des poupées barbyl

     

     

     

     

     

    Nous sommes toutes des playmobies

  • La fontaine et sa passante

    Tout à l'endroit ailé de son décolleté
    Je vois qu'elle s'offre aux regards comme à la pluie

    L'homme et son faune

    La nature qui l'avait plusieurs fois vidé
    D'Anvers ou de Neptune fit fontaine en lui

  • Cyprès indentés (à la cime)

    de ma vie
    je ne vis
    des cyprès
    aussi grands
    ni autant
    d'aussi près

         d'aussi grands
         des cyprès
         je ne vis
         d'aussi près
         toute vie
         ni autant

              de ma vie
              de cyprès
              aussi grand
              ni autant
              d'aussi près

     

                      je ne vis

  • Saint-axe langage C

    je sais trop bien

    tristan

    me faire du bien

                                   brieuc

    quand bien j'ai beau

    villiers

    me faire du beau

  • Lac artificiel

    Tel un fond de vase qui pue
    Coule l'invisible Blavet
    Alimentant sa retenue

    Elle on l'assècha pour de vrai

  • Fiction érotique

    J'ai deux bizarreries sous les yeux. La première est un livre de science-fiction que j'ai depuis plus de dix ans "Le travail dans vingt ans" (Commissariat général du plan, octobre 1995 éd. Odile Jacob/80 F) cela m'est revenu comme son auteur Jean Boissonnat signait l'éditorial dans le Ouest-France (oui comme le oud) aujourd'hui et tirait des leçons. La deuxième, je m'en vais vous numériser un bout comme la première d'ailleurs.

    Bizarrerie 1
    Au hasard et en 2015 : l'état donne un grand coup de jeune au Code du travail qui devient le droit du travail et de l'activité. Et dans la préface... La Commission a choisi de construire quatre scénarios qui permettent de présenter quatre types de combinaisons. Chaque scénario se veut le plus cohérent possible. Tous les quatre permettent d'explorer des voies suffisamment contrastées pour aider à la décision. Le premier scénario dit de l'enlisement retient comme hypothèse : un environnement international peu coopératif (le projet européen avorte); des comportements individuels de repli, privilégiant le revenu par rapport au temps, une incapacité à faire évoluer la répartition entre temps de travail et temps libre; une segmentation rigide du système productif; aucune remise en cause du système institutionnel et juridique du travail; un État condamné à jouer en même temps le rôle de gendarme et celui de providence. Dans ces conditions, la France continue de s'épuiser à endiguer le chômage qu'aucune reprise économique ne parvient à résorber, et à financer la survie des laissés pour-compte. Chaque élection reste l'occasion de condamner le passé au nom du chômage et de promettre l'avenir en recommençant ce qui a déjà échoué. Jusqu'au jour de l'inévitable explosion. Voilà pour le premier scénario.

    Bizarrerie 2
    ln una sola seduta ho fatto due volte. Cio non mi succede mai chiavando. Quando mi si chiava, non ho fatto ancora nemmeno una volta, a malapena comincio a riscaldarmi ed ecco, zick-zack, il benedetto signore ha già sborrato, l'uccellone è uscito fuor della gabbia, ed io rimango fritta. Nell'altro modo, al contrario, io sborro due, o tre volte prima che l'altro abbia fatto. Ce sont là les paroles relevées par un bien obscur auteur (début XXS) d'une jeune fille enivrée par le coïtus in ore vulvæ (Confession sexuelle d'un anonyme russe, éd. Allia).

  • Flocons d'ogre

    tes veines sont toutes roses
    dans les marbres d'Estremoz
    ton sang a le goût d'acier

    mais ce marbre de Carrare
    te fais le sein plutôt rare
    et le sang au goût de neige

    des nævus de nacre irisent
    ta peau de fillette à Pise
    dans mille éclats de Michel-Ange

  • Chyracuse...!

     Chyracuse mes poésies et ma germinale crinière de n'être point comprises,
    Avant que ma jeunesse s'use
    Et que mes printemps soient partis
    J'aimerais tant voir
    Chyracuse
    Pour m'en souvenir à Paris.

     Chyracuse mes ambassades d'être un exil,
    Voir les jardins de Babylone
    Et le palais du grand Lama
    Rêver des amants de Vérone
    Au sommet du Fuji-Yama.

     Chyracuse mes cabinets de n'être que du vent,
    Voir le pays du matin calme
    Aller pêcher au cormoran
    Et m'enivrer de vin de palme
    En écoutant chanter le vent.

     Chyracuse mon fol amour,
    J'aimerais tant voir Chyracuse
    L'île du Diable mon Président
    Et les grands oiseaux qui s'amusent
    A glisser l'aile sous le vent.

    Henri Salvador remix des paroles de Bernard Dimey

  • Spasme

    la mémoire des muscles provoque ma chute des rêves

  • Climax (été 1956)

    Clifford a traversé le paradis aux blancs
    incarcérés dans la tôle aux vitesses folles
    lui Richie et sa femme sont morts sur le champ
    sans avoir un dieu noir sans avoir la parole

    c'est le vingt-six juin dix-neuf cent cinquante-six
    au matin qu'un soleil je crois vous a occis
    dans l'auto vous dormez tous sauf la conductrice
    roule à un max Elkhart Chicago depuis Philly

    Max apprend la nouvelle et perd alors la muse
    plus de cymbale en son matin de grille bleue
    sans le voir en sons! c'est le batteur aux morts qu'usent

    les cuivres fondus dans les sangs et les soleils
    ô Clifford Brown souffle encor pour nous une bounce
    la gertrudes bounce à l'opéra pour quat'sous