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  • Rue docteur rochard

    Bennec'h remonte à pied la rue mal éclairée en marchant au milieu. Il y a là une file de voitures garées sur sa gauche, ligne de tôles incolores mais rutilante comme le grumeleux bitume détrempé, et la voie sur laquelle il ne risque rien, car il marche contre le sens unique et sait les différents carrefours qui aiguillent les phares anonymes de ceux qui le dérouteront. Il n'emprunte plus ces étroits trottoirs de dalles dénivelées en granit et clairsemés d'enrobé ou de plaques de soupirail bruyantes comme tout des ferrailles, sur les regards invisibles. À cette étroitesse vient s'ajouter l'obstruction de marche-pieds à l'entrée des maisons. Voilà bien ce qui a changé : il marche au milieu de la chaussée maintenant. Pourtant aux étrangers qui s'enquièrent de son avis sur l'évolution de cette ville natale il ne sait quoi répondre. Bennec'h élude en évoquant l'hippodrome sur la baie qui est maintenant à la campagne. Aussi, d'elle il lui semble ne rien pouvoir dire, pas même ses rues, chaque être ici selon lui aura changé beaucoup plus vite que ses immeubles, ses voies ou ses ponts. Ne pas la voir changer c'est alors ne pas se voir viellir, à la manière des vieux qui toujours considèrent d'autres vieux.

  • Youkali (Roger Fernay/Kurt Weill) par Tiziana Sojat

    Mais c'est un rêve, une folie,
    Il n'y a pas de Youkali!
    Et la vie nous entraîne,
    La sente quotidienne,

  • Interjection

    Dans l'intuition d'essayer un beau dessin on peut le mettre devant la glace. Ainsi je me rappelle avoir fait cela très jeune par pure invention et je mets de côté l'idée de passer n'importe quel sonnet à la poésie centrale (des symétries), contrition superbe ai-je cru l'autre jour. Ma professeur de français que nous appelions prosaïquement la grosse, faisait toujours diérèse sur poète, comme tout le monde d'ailleurs sinon je serais maintenant dans de beaux draps; oui elle la faisait aussi ostentatoirement sur mon patronyme.

  • Le feu (foyer et symétrie centrale)

    dans l'âtre moribond léché par tant d'haleines
    je tourne la bûche morne et mets la nouvelle
    guettant l'instant surprenant de l'embrasement
                                             follet
    mens ce bras lent de l'antre sur tant d'instants gais
    fais-nous l'amant-né, moche, bu las de tout jeu
    ((fais-nous la mais ne mords chenu l'âne tour-jeu))
    haine a tant, par chez les bons cris, mots creux d'adam
    ((haine à temps par chez les bons ris, montre la dent))

  • La partie de chasse

    afin de s'assurer de n'être pas suivi
    il faut faire un demi-tour en sens interdit
    et quand on est accompagné il est galant
    d'ouvrir la portière en passant par le devant

    mais dès l'escalier on pourra rester derrière
    le diable soit cette convenance et plus fier
    soit le déhanché de ses ascensions ardentes
    qui seront langoureuses à fesse équitante

    vous commanderez un vin blanc sec jurançon
    dira-t-on du mal de cet hôtel-restaurant?
    non, soyez légitime et tirez-en leçon

    il est inutile de couper son portable
    elle aura plus ample explication en rentrant
    tout ce travail n'est pas resté dans le cartable

  • "Le musée secret de l'érotisme"

    Fascination n°28/22 francs - trimestriel, "la gazette littéraire, artistique et libidineuse."

     

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    3ème trimestre 1985.

     

    Paul-Emile Bécat pour une édition de l'Histoire du Roi Gonzalve et des Douze Princesses, Pierre Louÿs parue en 1935.