ma crême au réglisse traîne en son caramel
la grise mine et porte pâle en son carré
d'assiette la défaite des radis salés
veut-elle qu'un pissenlit prenne la cannelle?
ma crême au radicule en a l'heur et le couvert
malgré l'apparat au café du champ de foire
mon voisin porte costard plus qu'ostentatoire
et ma crême grise le ciel de fin d'hiver
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Les écrivains de mars
Hier soir j'ai été voir Jean-Marie Berthier (chez Fanlac) dans une rencontre organisée par la fédération des oeuvres laïques du département. Des enfants ont vu le poète en chair et en os. Il a lu ses poésies choisies dans la maison Louis Guilloux, ainsi que l'animatrice ayant choisit les siennes. Il en a profité pour nous annoncer que son éditeur lui voulait une anthologie. C'est bien ce que je voulais voir, peut-être pas une étoile de la poésie mais au moins un vieux sage. Le moment le plus saisissant de la soirée a été qu'il dise sa crainte que la poésie puisse s'en aller, après nous avoir raconté le départ de ses deux enfants. Enfin sa lecture et diction étaient infaillibles, de même pour la (sa) très maîtresse animatrice.
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Ma ville
ma ville à rime
regarde toi!
regarde moi tes ponts!
ma ville armure en poésieponts en fer
ma ville en rimeregarde moi tes ponts!
ponts de terre et de briquetes ponts en
tes ponts armés -
Mon ambition
le vers sera l'anamorphose au dédale de mon rêve
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L'horripilation
elle travaille à l'écart
en caressant nos épaules
et travaillait à l'école
quand nous caressions les poireselle travaille à la peine
comme le prêtre à son prêche
elle travaille à la chaîne
comme qui lèche une pêche -
Vision triptyque (fin)
la pointe aime se vautrer devant
la mer offensée dans son
fer blanc
mon tourment s'est morcelé d'horreur
dans la plaie fractale en son
honneur
la pointe est un point comme les autres
voué à perdre pôle son
apôtre(P.S. figurez-vous que j'ai bien reçu de ma banquière le recommandé tant promis, et j'irai le chercher demain chez la postière)